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Un sélection d'artistes

Britney Spears

Britney Spears
Britney Jean Spears naît le 2 décembre 1981 à McComb, petite bourgade américaine située au c?ur du Mississippi. Fille aînée d'une famille de la classe moyenne, sa mère Lynne Irene est professeur des écoles et son père James Parnell Spears agent immobilier. Très tôt, la petite Britney montre des facilités pour la gymnastique, la danse et le chant, pratiquant ce dernier dans la chorale de l'église baptiste de Kentwood (Louisiane) où ses parents ont déménagé.

Mickey Mouse

Après avoir arpenté les concours de chant de la région, la jeune fille âgée de huit ans se présente à une audition pour l'émission Mickey Mouse Club, très populaire aux Etas Unis. Trop jeune pour être retenue, elle impressionne malgré tout et passe les trois saisons d'été suivantes dans une école de danse et de théâtre de New York, faisant une brève apparition dans la comédie musicale Ruthless (1991). L'année suivante, elle se présente à l'émission Star Search, sans résultat.

C'est à l'âge de onze ans que Britney retente une nouvelle fois sa chance pour le New Mickey Mouse Club en Floride. Persévérante, elle réussit son pari et anime l'émission aux cotés de futures stars tels que Christina Aguilera, Justin Timberlake, Keri Russell en 1993-94, puis retourne terminer sa scolarité à Kentwood. Désormais, Miss Spears se fixe un seul objectif : être repérée par une maison de disques. Elle chante brièvement dans un groupe féminin, Innosense.

Encore une fois, Britney

Il ne lui faut attendre qu'une année, en 1998, pour qu'une de ses maquettes attire l'attention du label Jive Records qui la signe immédiatement. A partir de ce moment, tout s'enchaine rapidement avec un rôdage avec les premières parties de N'Sync et Backstreet Boys, et son premier single « ...Baby One More Time », un succès immédiat vendu à 2,5 millions d'exemplaires à sa sortie (il atteindra ensuite les neuf millions). A la surprise générale, le magazine Rolling Stone inclut la chanson parmi ses 25 meilleures chansons Pop. Son premier album au titre homonyme, se vend à plus de 26 millions d'exemplaires dans le monde. Avec un gros travail de production pop, rap et dancefloor, ce premier opus est considéré comme la meilleure vente d'albums de toute l'histoire de la musique américaine pour une artiste aussi jeune (moins de vingt ans), récoltant de multiples récompenses et un excellent accueil critique. A ce moment là, la chanteuse donne une image virginale de sa vie privée. Elle partage la vie de Justin Timberlake et prône l'abstinence avant le mariage. Britney Spears est prise comme le symbole du puritanisme américain : bodies moulants et mini-shorts dans ses clips, assortie, paradoxalement, d'une virginité clamée haut et fort.

Le 15 mai 2000, Britney Spears sort à l'échelle mondiale son second album, Oops!... I Did It Again, sur une base musicale identique au premier. Le résulat est à la hauteur des espérances : il s'impose directement à la première place des classements américains et une dizaine de millions d'exemplaires sont vendus en un temps record (un chiffre doublé en quelques années), bénéficiant d'un même engouement critique (le magazine Rolling Stone le qualifiant de « fantastic pop cheese »). Une tournée mondiale est mise sur pied, faisant découvrir une « nouvelle Britney » plus provocante, que les médias commencent à traquer.

Simplement Britney

Alors que sa popularité est au sommet et dépasse celles de ses rivales (notamment Christina Aguilera), Britney Spears revient bredouille de la cérémonie des Grammy Awards. Elle quitte alors définitivement son image de sage et éternelle étudiante / adolescente pour un look plus accrocheur et sensuel, en adéquation avec la pochette du nouvel album Britney, sorti en novembre 2001. Sans relever de l'échec, le disque ne remporte pas le succès escompté ; en particulier les singles : le premier « I'm A Slave 4 You », produit par The Neptunes, n'obtient qu'une maigre 27ème place au Billboard, et les suivants (« I'm Not A Girl, Not Yet A Woman » et « Overprotected ») guère mieux durant l'année 2002. Britney Spears s'est tout de même lancée dans l'écriture de cinq titres. Au cours de la tournée de promotion Dream Within A Dream Tour, elle annonce vouloir faire une pause de six mois. Deux événements télévisés ponctuent son actualité, une apparition enfermée dans une cage avec un python et un baiser avec Madonna aux MTV Video Music Awards, deux provocations qu'elle assument fièrement mais ternissent sa cote auprès d'une partie du public. La même année, la star effectue ses débuts sur grand écran dans le film Crossroads (2002) : le film controversé lui vaut un Razzie Award (« Oscar de la plus mauvaise actrice »). Sa liaison avec Justin Timberlake a pris fin, Britney Spears se console avec le chanteur de Limp Bizkit, Fred Durst, qui produit quelques titres restés inédits, puis avec son ami d'enfance Jason Allen Alexander qu'elle épouse le 3/1/2004 à Las Vegas. Le mariage, célébré dans des conditions rocambolesques (la chanteuse semblant sous infuence de substances illégales), ne dure en tout et pour tout cinquante-cinq heures.

Le quatrième album de Britney Spears, In The Zone, paraît en novembre 2003, avec une équipe de production différente (Moby, R. Kelly, P.Diddy et RedZone remplacent le Suédois Max Martin). Cette fois, la chanteuse a écrit huit titres, dont les n°1 « Me Against the Music » en duo avec Madonna et « Everytime ». Le grand succès est dévolu à « Toxic » (février 2004), qui lui apporte un premier Grammy Award l'année suivante. Ce titre fera également l'objet de multiples reprises dans des versions bien différentes, et l'album de renouer avec la première place des débuts, ce qui permet à la tournée The Onyx Hotel Tour de se jouer à guichets fermés. La cote de Britney Spears ne cesse d'augmenter, à la mesure de sa fortune alors estimée à plus de 130 millions de dollars, et de sa présence dans les tabloïds.

Pause Pop

En novembre 2004 sort la compilation intitulée Greatest Hits: My Prerogative avec trois inédits, pendant que la chanteuse décide de prendre du champ par rapport à sa carrière. Pour faire patienter les fans durant cette longue parenthèse, une collection de remixes est mise sur le marché fin 2005, B in the Mix : The Remixes, contenant l'inédit « And Then We Kiss (Junkie XL Remix) ». Le silence dure jusqu'en 2007, ce qui n'empêche pas le disque best-of de se vendre à 5 millions d'exemplaires. Quelques mois plus tard, à la surprise générale, la chanteuse épouse son danseur Kevin Federline, trois mois après leur rencontre. Leurs moindres faits et gestes sont observés en vue de faire la « une » des tabloïds. Il faut dire que leur émission de télé-réalité Britney and Kevin: Chaotic, en mai 2005, ne fait qu'envenimer cette situation. La vidéo de « Do Somethin' », au menu du DVD et réalisée par la chanteuse, se voit interdire de diffusion.

Le 14 septembre 2005, Britney Spears donne naissance à Sean Preston Spears-Federline, suivi par la naissance de Jayden James Federline le 12 septembre 2006. L'année 2006 est une succession de faits divers abondamment relatés par la presse entre une conduite sans ceinture avec son bébé sur les genoux, son rasage de crâne, sa fâcherie avec Madonna, les photos de la star nue et enceinte pour Harper's Bazaar, les cures de désintoxication, et le divorce de Spears et Federline entamé en novembre et prononcé en juillet 2007. Trois mois plus tard, la chanteuse est inculpée de délit de fuite après un accident.

Toujours plus

Malgré tout, Britney Spears revient sur le devant de la scène musicale après plusieurs années d'interruption. L'album Blackout paraît le 30 octobre 2007, couvert d'éloges en dépit d'une première place ratée de peu. Résolument plus électro, il comporte trois singles dont le premier « Gimme More » se retrouve en bonne position. La chanteuse à la voix sexy s'est entourée d'experts à la réalisation de cet album (Sean Garrett, Bloodshy & Avant, The Neptunes).

C'est après quelques nouvelles frasques et diverses péripéties (incluant la mise sous tutelle de sa fille) que Miss Spears revient en pleine forme et en haut de l'affiche avec un sixième album, le bien nommé Circus mis en bacs le 28 novembre 2008. La chanteuse la plus suivie de la planète est de nouveau servie par une équipe de confectionneurs en chef au rang desquels figurent les producteurs Guy Sigsworth, The Outsyders, Benny Blanco, Dr. Luke, Bloodshy & Avant, Danja, Jim Beanz et les participations de  J.R. Rotem, Keri Hilson et Sean Garrett.

Décomplexée et adulte, Britney Spears maintient le cap avec l'album suivant Femme Fatale réalisé par Dr. Luke et Max Martin. Le septième opus sorti le 28 mars 2011 laisse échapper les singles « Hold It Against Me » et « Till the World Ends », un duo avec Ke$ha.

Copyright 2010 Music Story Benjamin D'Alguerre

Shakira

Shakira

Alors, c'est qui la bomba latina ? Jennifer Lopez a certes du souci à se faire depuis que Shakira, tout aussi sexy, plus jeune et surtout plus latina qu'elle, déjà star en Colombie et dans toute l'Amérique Latine a déferlé sur nos contrées avec son opus en anglais "Laundry Service" (2001). Née en Colombie, ayant des ascendances libanaises, Shakira a absorbé la musique de ces deux cultures tout en s'ouvrant également au rock anglo-saxon, des Beatles à The Cure, en passant par The Police ou Nirvana. Issue d'une famille pauvre, elle n'a que 13 ans lorsqu'elle se rend à Bogota dans l'espoir de devenir mannequin, mais finit par signer un contrat avec la division colombienne de Sony Music. Son premier opus, "Magia", en grande partie composée de chansons qu'elle avait pu écrire durant les cinq à six années précédentes, sort l'année suivante. A partir de 1995, elle prend le contrôle de sa carrière et de sa musique, teintant sa pop latine de sons rocks et arabisants. Shakira n'est en effet pas qu'une jolie plante sachant onduler les hanches en chantant (même si force est d'avouer qu'elle le fait drôlement bien). Elle écrit ou co-écrit la majorité de ses chansons. Le résultat, "Pies Descalzos", s'impose lentement mais sûrement, et se classe numéro 1 dans huit pays. La carrière internationale de la jeune colombienne est lancée. Engageant Emilio Estefan (oui, le mari de Gloria) comme manager et producteur, la belle connaît un succès grandissant, y compris aux Etats-Unis, où elle est comparée à Alanis Morissette pour son traitement enragé des amours déçus. Ambitieuse, Shakira réalise que le meilleur moyen de conquérir le marché américain tout en gardant le contrôle de sa musique était d'apprendre l'anglais. C'est blonde et quasiment bilingue (bien que ses textes aient pu être critiqués) que la jolie colombienne revient en 2001 avec l'opus "Laudry Service", porté par les tubes "Whenever, Wherever" et "Underneath Your Clothes", qui connut le succès international que l'on sait. Acharnée, Shakira met à profit sa longue période de repos pour écrire une soixantaine de chansons. Celles en espagnol paraissent en juin 2005 dans l'album "Fijacion Oral, Vol. 1". Celles en anglais sortiront bientôt dans "Oral Fixation, Vol.2". Affaire à suivre !

Enrique Iglesias

Enrique Iglesias
D'abord élevée par sa mère, le fils cadet de Julio Iglesias est né le 8 mai 1975 à Madrid. Il rejoint son père en 1983 à Miami, des terroristes de l'ETA faisant planer une menace sur sa famille après avoir kidnappé son grand père.

Tout simplement lui

Etudiant en commerce peu inspiré, le jeune homme se dirige naturellement vers la chanson. Enrique Iglesias signe sur Fonovisa un petit label mexicain. La sortie de Enrique Iglesias en 1995 fait vibrer le marché latino avec 500,000 exemplaires vendus en une semaine. « Por Amarte » et « Si Tu Te Vas » sont des tubes partout où l'on parle castillan. Une version en italien et une en portugais sont également enregistrées.

Polyglotte

En 1997 Vivir enfonce le clou, Enrique Iglesias se produit dans des stades archi combles du Texas à Buenos Aires. « Bailamos » sur la Bande Originale de Wild Wild West de Will Smith, fait de lui une star incontournable. Interscope/Universal signe le prodige, Enrique son premier album en anglais inaugure magnifiquement leur contrat avec « Be With You » No 1 aux Etats Unis.

Père de...

Escape en 2001, Quizas en 2002 et 7 en 2003 suivent le chemin et confirment la capacité d'Enrique Iglesias à captiver son public sur disque et dans des concerts gigantesques. Insomniac paru en 2007, montre un artiste devenu mature, proposant des chansons plus élaborées, sa voix est un atout indémodable. « Tired Of Being Sorry (Laisse le Destin l'Emporter) » en mars 2008 avec la française Nâdiya, laisse à penser que le chanteur peut ajouter le français à sa panoplie. Aujourd'hui Julio Iglesias est en passe de devenir « le père de ».

Deux ans après Insomniac, Enrique Iglesias revient avec un album coproduit par Red One, Carlos Paucar et Mark Taylor. Publié en juillet 2010, Euphoria comprend plusieurs duos et collaborations : Akon sur « One Day At A Time », Juan Luis Guerra (« CuandoMe Enamoro »), Nicole Scherzinger (Pussycat Dolls) pour le duo « Can Feel Your Heartbeat », Usher sur « Dirty Dancer » et le duo avec Pitbull sur « I Like It ».

Copyright 2010 Music Story François Alvarez

Un sélection d'albums

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Katy Perry

Teenage Dream

Teenage Dream
Avant d'offrir de la musique, le troisième album (mais simplement seconde livraison pour une major) de Katy Perry est un objet de marketing, incluant une version physique présentant un livret parfumé, et une iconographie coquine que l'on doit au coup de pinceau du suave artiste américain Will Cotton. Au chapitre des intentions, et en regard des considérables enjeux de l'entreprise, la chanteuse revendique pêle-mêle les influences de Madonna, Ace Of Base ou The Cardigans. Et en ce qui concerne le créneau choisi, l'Américaine creuse le sillon de la voisine délurée et de mauvaise fréquentation à libido en bandoulière, dont Christina Aguilera s'est faite une spécialité.

Et puis, il y a la musique. Le premier single extrait du programme et duo avec Snoop Dogg, un « California Gurls » par ailleurs récent tsunami des charts outre-Atlantique, résume parfaitement le propos : Perry déplorant que sa dernière tournée ait enregistré un déficit de chansons à danser, tente le grand écart entre sensualité un brin perverse et electro-pop dance. Mais le tout fonctionne de façon parfaitement mécanique, la production s'appuyant sur des schémas rythmiques en pilotage automatique, et la voix de la jeune dame s'avérant manifestement incapable de nuances subtiles. Bien vite, les quarante et quelques minutes de mélodies banales et d'excitations convenues ne génèrent qu'un profond ennui. Peu de chansons remarquables (la chanson-titre faisant quelques mesures illusion, avant de basculer dans la bande son pour séance d'aérobic), et d'authentiques sorties de route (« Peacock » restera sans nul doute comme la chanson la plus vidée de substance de l'année, « E.T. » ne ressuscitant qu'à grand-peine la pop éthérée des années 80 par des sequencers échappés du Metropolis de Fritz Lang). On dressera l'oreille devant la partition conclusive : hélas, si « Pearl » fut le surnom de l'immense Janis Joplin, elle est désormais le titre d'une ballade poussive, au romantisme kitsch, gonflée comme un beignet de fête foraine.

Par ailleurs, l'honnêteté impose de préciser que l'album rayonne au sommet des classements du monde libre, écoulé par containers entiers, en particulier au foyer de très jeunes femmes ravies de choquer ainsi, et à bon compte, leurs vieux parents chenus. Pour tous les autres, Lady Gaga fera parfaitement l'affaire.



Copyright 2011 Music Story
None

Kylie Minogue

Aphrodite

Aphrodite
Dans son onzième album (trois années de chauffe après X), annoncé comme un retour à ses racines, Kylie Minogue joue effectivement tapis dès son premier refrain (« All The Lovers ») et annonce clairement son propos : faire danser, dans une synthèse soyeuse de trémoussement et d'extase. Grâce à un son épais et clair à la fois, la cible reste donc de prendre du bon temps, et d'esquisser quelques pas de danse sans arrière-pensée.

Pour ce, la star a su s'entourer d'une efficace brigade de compositeurs ou d'invités (The Nervo Twins, qui ont énormément fait pour la renommée mondiale de David Guetta, ou Jake Shears, vocaliste en congés des Scissor Sisters), tous à l'aise comme des enfants dans le pot de confiture de mélodies catchy, déclinant les fondamentaux de la dance-pop. Naturellement, la patronne, avec sa voix en murmure d'enfant chahuteuse, entraîne le tout par le dynamisme facile qu'on lui connaît.

L'Australienne de poche ne commet que quelques fautes de goût (la ballade « Everything Is Beautiful », qui lui va comme une brosse à dents à une poule de Bresse), mais c'est (encore) de l'âge de la toujours séduisante quadragénaire. En fait, et encore une fois, la grande affaire d'Aphrodite reste le remarquable travail du producteur britannique Stuart Price (New Order, Missy Elliott), qui applique ici une recette identique à celle utilisée auprès de Madonna : un son implacable, mais clair, en une stratification particulièrement pertinente des différentes sonorités.

On reprochera à Aphrodite de n'offrir qu'une succession de clichés, alors que c'est dans cette ivresse des conventions que l'album puise sa force : après le néant, il reste la piste de danse. Un disque qui ne provoquera pas de migraine, mais des fourmillements dans les jambes.

None

Ke$ha

Animal

Animal
On ne sait si les études de psychologie (succinctes, les études) entamées par Kesha Rose Sebert facilitent son parcours dans la dance pop (son univers impitoyable), mais on peut saluer la maîtrise que développe la jeune femme (vingt-deux ans à peine) dans le premier degré. De l'intitulé de son premier album, à l'exhortation qui figure à l'intérieur du livret (It's party time !), on saisit parfaitement où l'on met les pieds, et pourquoi : pour s'agiter sur la piste de danse.

Après avoir collaboré avec Flo Rida et connu en sa compagnie un premier Top 100, et assuré une figuration dans un vidéo-clip de Katy Perry, la native de Californie, mais grandie à Nashville (Tennessee) a donc fait pour son premier effort appel au DJ Benny Blanco, ainsi qu'au compositeur Max Martin et au producteur Dr. Luke, une dernière paire clairement identifiée depuis des années dans le staff de Britney Spears...pour laquelle Ke$ha a jadis assuré les ch?urs. Pour le reste, la chanteuse, participant à l'écriture de l'ensemble des quinze chansons du disque, et farouchement décidée à offrir du bon temps sans arrière-pensée à son public, n'est peut-être pas la blonde écervelée (et à craquantes taches de rousseur) que l'on peut penser.

Cela dit, certaines de ses poses à la Cyndi Girls Just Wanna Have Fun Lauper laissent planer le doute. En tout état de cause, tranchante comme une mécanique bien huilée, sa musique, soyeuse, et enjouée, n'en laisse pas moins à plusieurs reprises transparaître une fragilité induite, qui laisse accroire qu'il y a une vie après les parties. Et cette artiste, qui se rêve comme un mix improbable entre les Beastie Boys et Madonna, délivre ici le meilleur album de Salt-N-Pepa depuis belle lurette. En outre, et même si cela ne s'avère pas primordial dans le contexte, on peut considérer que ses textes, directement hérités du sens autobiographique de la country qui a bercé son enfance, dénotent un beau brin de plume.

C'est sans nul doute cet atout qui devrait permettre à Ke$ha de mener carrière, et pas de voir sa trajectoire désintégrée après quelques instants de gloire. Les deux premiers singles extraits d'Animal (« Tik Tok », utilisé comme générique d'une série du câble et numéro un instantané en Nouvelle-Zélande, et « Blah Blah Blah » et ses claquements de mains roboratifs) sont des tubes chevillés à l'âme des night-clubbers, avant même d'avoir achevé leurs tours de piste.  

Christian Larrède

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