La chronique
Sorti deux ans après sa première édition aux Etats-Unis, ce premier album des jeunes rockeurs de Metro Station était très attendu en raison d’un succès originel sur MySpace. Grâce aux cartons des singles « Kelsey », « Seventeen Forever » et « Shake It », le groupe de Los Angeles avait en effet déjà conquis des milliers de fans (la plupart adolescents) en Europe… Produit par quelques grands noms comme Sam Hollander, Justin Pierre, Joshua Cain ou encore Dave Katz, ce premier effort des Californiens s’inscrit dans la droite lignée des trois précédents hits du groupe : un rock très efficace teinté d’arrangements electro (synthés, vocoders), des paroles simples et des refrains entêtants dès la première écoute. Avec cet album d’à peine trente minutes (les morceaux n’excédent pas les trois minutes et des poussières), force est de constater que la recette est simple, et totalement assumée : il s’agit ici de plaire au plus grand nombre, d’être efficace sur les couplets et les refrains. Résultat : tous les clichés du rock pour ados sont bel et bien présents. Ce cahier des charges aurait pu augurer du pire, mais les arrangements, parfois orientés electro années 80, souvent porteurs d’une pop édulcorée, donnent à l’ensemble une couleur musicale pas déplaisante, à condition de bien vouloir se laisser porter dans cet univers outrageusement adolescent… Un disque que l’Histoire ne retiendra sans doute pas, mais qui a le mérite de faire secouer la tête de toute une génération. Arnaud de Vaubicourt
Réagissez