La chronique
Devenus stars internationales depuis l'énorme succès de « Still Loving You » en 1984, les Allemands de Scorpions mènent désormais une carrière tranquille. La chute du Mur de Berlin le 9 novembre 1989, ramène le groupe a des préoccupations européennes. Enfants de l'après-guerre, ils ont découvert le rock'n'roll grâce aux GI's stationnés en Allemagne. La partition de leur pays les a fait souffrir, comme tout le peuple allemand.
L’événement historique les amène à composer « Wind of Change », ballade basée sur des notes sifflées, exaltant ce changement qui étreint alors toute l'Europe. Maîtres incontestés du slow qui tue, Scorpions fait mouche avec « Wind of Change », mais également avec « Send Me an Angel », autre ballade accrocheuse.
Crazy World respecte l'équilibre des bons albums de Scorpions : les titres lents sont somptueux, les titres rapides sont efficaces. Ici, « Tease Me, Please Me » ou « Kicks After Six » ne dérogent pas à la règle et montrent que Scorpions est capables de hausser le rythme à volonté. Crazy World a le mérite de relancer une carrière un rien somnolente.
Le groupe montre qu'il sait faire évoluer son style, tout en conservant ses fondamentaux. L'équilibre parfait du noyau Schenker/Meine/Jabs, permet des changements fréquents de section rythmique, sans que la cohérence du groupe en pâtisse.
Au fil des ans, Scorpions est devenu de ces groupes que l'on a plaisir à retrouver. Fidèles à eux-mêmes et à leurs fans, malgré quelques albums franchement mauvais, les Allemands tracent un sillon régulier de compositions bien menées où la voix et les guitares sont toujours impeccables.
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