La chronique
Mozart l'Opéra Rock s'inspire plus du délire baroque de Ken Russell pour Lisztomania et de l'érotisme fantasmatique de Mylène Farmer dans « Libertine » ou « Pourvu qu'elles soient douces », que d'une quelconque réalité historique.
Le disque reprend les ingrédients habituels de comédies musicales récentes, belles voix, arrangements luxuriants voire pompeux, le tout agrémenté de cordes et autres clavecins pour sonner musique classique aux oreilles d'un public très large.
Il convient cependant de ne pas mésestimer Mozart l'Opéra Rock, sa démesure le sauve paradoxalement. Mikelangelo Loconte et Florent Mothe font preuve d'une personnalité convaincante, les Mélissa Mars et autres Claire Pérot ne demandent qu'à s'exprimer. L'ensemble est finalement convaincant dans le sillage de titres forts, « Tatoue moi », « L'assasymphonie » et « Vivre à en crever ».
Comme beaucoup de ses devanciers il faut prendre ce spectacle musical pour ce qu'il est, un divertissement, un prétexte, à qui une pointe de thèmes coquins apporte un piment agréable.
François Alvarez
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