La chronique
Ce trio bordelais répondant au drôle de nom de Partenaire Particulier connaît un succès instantané dans les premiers mois de l'année 1986 avec trois tubes consécutifs : « Partenaire Particulier » (n°3), « Je n'oublierai jamais » (n°24) et « Elle est partie » (n°17).
Réduit entre temps à un duo, Partenaire Particulier complète ses premiers titres en vue d'un album qui porte les stigmates de son époque : couches et surcouches de synthés, batterie électronique envahissante, production clinquante. Dégagé de ces artifices obsolètes, il reste la voix martiale du leader, reprise en choeur pour les refrains et deux mélodies potables qui à défaut d'en faire un équivalent français de Depeche Mode, occupe le terrain d'Indochine (particulièrement dans « Une autre nuit »). Malgré ces points noirs, « Le regard fier » et « Elle est partie » font illusion.
En écartant le fait que la musique peut fonctionner lors d'une soirée rétro, le problème de Partenaire Particulier est de s'approcher davantage d'un style dance facile que de la cold wave à laquelle ces musiciens rêvent secrètement d'appartenir.
Réagissez