C’est l’album de la discorde. La frontière entre les puristes et les récents convertis. Influencé par
L’Imprudence d’Alain Bashung, Dominique A pousse le vice jusqu’à enregistrer avec la même équipe. Un album encore une fois défricheur et aventureux. Car, que l’on aime ou pas Dominique A, ses prises de risque sont toujours à saluer face à une scène française qui peine à s’exposer. En contre-pied à ses précédents albums, le titre éponyme ouvre donc sur les trombes de l’Orchestre Symphonique de Bulgarie. Une charge émotionnelle intense.
Les arrangements aèrent les compositions à coup d’orages et offrent une tribune épique à la justesse des textes.
« Où sont les Lions » fait dans le lyrisme avec ce pugilat sanglant de guitares acoustiques. Une attaque massive qui ridiculise les productions de l’époque, tant en conservant la patte du maître. Tout sera comme avant ? Pas si sûr. Le chanteur nous a habitué à redécouvrir son répertoire au fur et à mesure des écoutes. Qu’on se le dise, l’album fait encore une fois dans les nuances et les multiples couches complexes qui se superposent, donnant à Dominique sa lettre de noblesse.
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