La chronique
Un an après le premier volume, Americana 2 est la suite des aventures de Roch Voisine au pays des reprises. La pochette du volet précédent le montrait en panne au milieu du désert, celle ci est plus champêtre et naturelle. Le chanteur canadien est un habitué du genre puisqu'il a déjà appliqué la recette à ses propres chansons, passant allègrement de l'anglais au français. Ici, il choisit un répertoire connu et sur mesure.
Au menu, des classiques de songwriters comme « That's How I Got to Memphis » (« Sur la route de Memphis »), « If I Were a Carpenter » (« Si j'étais charpentier ») ou « Take Me Home Country Roads » (« Faire un pont ») chantés dans la version originale et dans leur adaptation historique (Mitchell, Hallyday, Rivers : la trinité rock...). Et le « Pretty Woman » de feu Roy Orbison. Cette deuxième partie comporte aussi des titres connus mais moins empruntés : « Take it Easy » des Eagles, le magnifique « Heart of Gold » de Neil Young, ou « Sundown » de Gordon Lightfoot.
L'exercice de la reprise est vieux comme le monde. Si Americana 2, aussi plaisant soit-il, n'est pas un album majeur de Roch Voisine, il lui permet de reconsidérer son chemin en se faisant aussi plaisir.
Loïc Picaud
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