La chronique
Le quatrième album du rappeur tatoué jusque sur la figure pouvait s’annoncer comme une resucée des deux précédents. Mais l’inspiration n’est pas tarie, pour cet homme qui prétend avoir enregistré 220 morceaux avant d’en sélectionner une petite vingtaine pour ce disque gonflé de testostérone.
Il a encore battu le rappel des producteurs les plus efficaces, DJ Quik, Trackmasters, Cool & Dre, Irv Gotti, Hi-Tek, Kanye West et une assemblée d’autres, mois connus, pour lui usiner des instrumentaux amples et sombres, très « graphiques », sur lesquels il peut donner libre cours à sa verve délétère, en compagnie de ses invités de choix.
Après une «intro en forme de prière, par DMX, on croise un grand nom du rap ou de la soul actuelle sur chacune des chansons : Ice Cube, Raekwon du Wu-Tang, Lil Wayne, Bilal, Ludacris, Ne-Yo, Common, Nas Keyshia Cole etc. La voix toujours râpeuse, le flow nerveux, les métaphores trempées dans le sang, The Game remplit son contrat, et livre des moments intenses comme ce « Let Us Live » avec Chrisette Michelle, un mid-tempo que les deux voix infusées dans le vécu le plus radical rendent hypnotique.
Les singles « House Of Pain », « Dope Boys », « Game’s Pain » et « My Life » avec Lil Wayne prouvent la richesse de ce disque héritage du son de la West Coast
Jean-Eric Perrin
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