La chronique
La pochette a de quoi surprendre. Celle qui s’est fait connaître aussi bien pour sa puissance vocale que sa taille XXL ose la pose nue, métamorphosée. Et la mise à nu, car cet album est plus personnel que le précédent constitué en partie de standards. Si Je N’étais Pas Moi compte une seule reprise, l’excellent « Vivre la vie » de Kelly Joyce. Il s’inscrit dans une ligne musicale bien définie : une soul estampillée Motown. Pas de flirt avec un R&B-variété francisé. Néanmoins, le disque manque de densité mélodique, malgré une diversité de tempos. Dominique opte pour une prononciation moins américanisée, mais cela reste encore étouffé.
L’artiste revient sur sa vie depuis l'émission Nouvelle Star. Un grand nombre de chansons sont consacrées à sa récente notoriété et la reconnaissance d’un public : « Chacun son petit bout d’étoile », « Mon rêve », « Je vous dis merci ». « Seule sous les projecteurs » développe encore cette relation entre public et privé. Elle sort du lot grâce à un refrain stimulant et des cuivres (vraiment) brillants. On ne sait pas si la Miss a trouvé un Doudou à la hauteur comme elle le réclamait dans son précédent disque, mais l’amour occupe toujours ses pensées (« Comprendre les hommes », « Toi, moi et ton autre »). Deux titres, sur son parcours personnel et familial douloureux sont particulièrement émouvants: « Les cinq doigts d’une main » et « Le poids de ma différence ».
Mais la différence artistique n’est pas vraiment là. La voix exceptionnelle de Miss Dominique mérite un répertoire avec davantage de morceaux leaders.
Paula Haddad
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