La chronique
Désormais amplement habitué au soleil, Christophe Maé invite ses fans à la maison. Ce n'est certes pas Versailles, Comme à la maison à un propos des plus simples. Convoquer les fans pour l'enregistrement d'un album acoustique en public. L'occasion pour le prodige de faire briller les facettes de sa voix.
Mon Paradis ouvre avec ses « tam, tam, tam » et la voix qui flirte outrageusement avec celle de Francis Cabrel. Enregistré sur la plage de Santa Julia en Corse, Comme à la maison gorgé d'inspirations venues du reggae et de l'Afrique.
« Ma vie est une larme », est l'occasion d'un reggae et prétexte à la présentation de son excellent groupe. « On s'attache » est régénéré par le traitement acoustique, il est dommage que ce soit cette fois la voix de Gérald de Palmas qui inspire trop ouvertement Christophe Maé.
La comptine reggae de « Moi, j'ai pas le sou » montre un Christophe Maé inspiré par la présence de son camarade d'écurie William Baldé. « Tribute to Bob Marley » est le moment le plus gênant de l'album, Christophe Maé force sa voix sans raison, il confond le phrasé jamaïcain et un choeur gospel. « C'est ma terre » programmé comme simple, est un titre au thème écolo des plus sympas, il coule nerveux et limpide comme un torrent corse.
Comme à la maison est un exercice de style, permettant aux fans d'attendre le prochain album studio. Christophe Maé le drape de couleurs caraïbes propices à oublier un automne naissant.
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