La chronique
Lio fait toujours preuve d’autodérision comme en témoignent le titre et le visuel décalé de cette compilation. La chanteuse avait déjà sorti un Peste Of ! (1995) et un Best of (1998). Cette fois-ci, l’entreprise ressemble davantage à un album de famille de photos choisies, soit 32 images gravées sur un double CD.
Evidemment, on retrouve les classiques pop des années 80, du « Banana Split », aux « Brunes comptent pas pour des prunes », en passant par « Amoureux solitaires » présenté aussi en remix avec Curieux Dandys. L’ensemble est extrait de tous ses albums. On découvre ou redécouvre des titres singuliers qui méritent une autre écoute. A commencer par « Soir de Tour Eiffel », « J’te frappe » et « Tristeza » issus de Wandatta.
Même sentiment de fraîcheur pour des chansons extraites de deux albums réussis de Lio : « Malaise sur la falaise » (Can Can) et « Je me tords », « L’autre joue » et « Les voyages immobiles », reprise d'Etienne Daho dans un album qu’il avait réalisé (Des fleurs pour un caméléon). On se souvient alors que Lio a travaillé avec quelques uns des meilleurs auteurs-compositeurs français, Alain Chamfort, Jacques Duvall, Boris Bergman, Jay Alanski et d’une certaine manière Prévert à qui elle rendait hommage dans Cœur de rubis, titre inclus dans ce Best of.
Parmi les inédits, on remarque le joli « Moyennement amoureuse » en duo avec Pascale Borel et le remix funk de « Sage comme une image » avec Teki Latex. Le deuxième CD contient aussi leur récent duo sur « Les matins de Paris », un titre qui n’a pas reçu l’accueil mérité.
L’œuvre inégale de Lio ne passera peut-être pas à la postérité, mais le juré de La Nouvelle Star peut se vanter malgré ce qu’on en dit de ne pas avoir que son postérieur à laisser en testament.
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