La chronique
Début 2006, le slammeur Félix J. (du Spoke Orchestra) et le bassiste/claviériste Vincent Artaud (connu pour ses albums subtils et multiples collaborations) livraient un premier opus sous le nom de Dum Dum. Ce disque qui s'accompagnait d'une bande dessinée de Thierry Guitard était construit comme un polar musical évoluant dans un monde interlope.
Ce deuxième album, enrichi des participations du guitariste Gilles Coronado (Les Coronados) et du batteur Régis Ceccarelli, dresse des atmosphères similaires et narre sensiblement les mêmes histoires. Le concept du slam rock de Dum Dum reste très original et gagne en épaisseur.
Les histoires du Professeur Félix sont brillamment mises en scène et récitées avec intensité. L'enveloppe très rock de titres comme « 719 Itw », « L'Amour (à la limite) », « Il y en a » ou « La Tête ailleurs » et le fiévreux récit de « Moquette » tiennent en haleine, et seules sont à regretter une reprise incongrue de « J'suis snob » (en guise d'hommage obligé à Boris Vian pour son cinquantenaire) et un ou deux titres inférieurs (« La Fille du boss du bar de la plage »).
Loïc Picaud
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