La chronique
Salvatore Adamo n'en finit pas de rajeunir, et c'est une bonne surprise.
Souvenez vous, la réhabilitation du sémillant interprète de « Mes mains sur tes hanches » (authentifié de 1965) avait commencé par l'ajout de ce titre au générique d'un film quasi homonyme écrit et réalisé par l'ex-Nuls Chantal Lauby (Laisse mes mains sur tes hanches). Puis ce fut l'apparition coup sur coup de deux albums appréciés par la critique, Zanzibar en 2003 puis La Part de l'Ange, en 2007, suivi d'un duo avec Olivia Ruiz, « Ce George(s) », en partie hommage à Georges Brassens.
Adamo l'éternel jeune homme de 65 ans, revient pour revisiter son propre répertoire en compagnie de la nouvelle garde de la chanson française, soit les Bénabar, Cali, Julien Doré, Jeanne Cherhal, Raphaël, Loane, Adrienne Pauly, Renan Luce et Stanislas... et quelques habitués de ce genre d'exercice (Laurent Voulzy et Alain Souchon, Yves Simon...).
A la façon de ce qu'avait réalisé Michel Delpech sur son album de duos, le résultat est un vibrant retour de nostalgie qui permet de redécouvrir les principales pièces d'un répertoire riche en émotions, de « Vous permettez Monsieur » (Bénabar) à « Tant d'amour qui se perd » (Maurane), en passant par « Tombe la neige » (Voulzy), « Pauvre Verlaine » (Stanislas) et « Le Ruisseau de mon enfance » (Raphaël). Cette fois, « Mes mains sur tes hanches » est chanté avec Julien Doré. De quoi encore rajeunir le chanteur belge originaire de Sicile.
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