La chronique
James Deano avec Le Fils du Commissaire revendique le fait de faire du rap de classe moyenne. Cette définition ne fait honneur ni au rap, ni à la classe dite moyenne.
James Deano n'a pas la finesse de Fatal Bazooka pour la parodie, il n'a pas l'intelligence d'Orelsan pour savoir grossir le trait tout en étant crédible, il n'a pas la légitimité d'un Seth Gueko pour canarder à tout-va. James Deano se situe plutôt vers les caricatures à l'emporte-pièce d'un Patrick Sébastien.
Si son tube de 2007 « Les Blancs ne savent pas danser », peut encore faire illusion malgré une parodie grossière et un étalage de lieux communs assez incroyable, le contenu de Le Fils du Commisaire est tout simplement constenrant.
« El Playboy » est d'un machisme total avec un étalage de mots orduriers sans limite, « Drogue dur à la drogue douce » se veut critique du cannabis sans aller jusqu'à en condamner l'usage, « Koh Lanta » s'en prend à la télé-réalité avec entrain mais sans vraiment de discernement.
James Deano est apte à faire passer Doc Gynéco pour un nouveau Bob Marley, tant son flow est cahotique. Quant à la musique présente sur son album, il est difficile de l'évoquer étant donné son extrême transparence. Mais si, mais si, c'est de la parodie, oui mais de quoi au juste ?
François Alvarez
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