Ce qu’on connaît de Bénabar, est qu’il s’est tranquillement installé dans le panorama ronronnant de la chanson française, après le traditionnel démarrage difficile de Bénabar & Associés et le décollage en règle via quelques airs connus de tous – pour mémoire :
« Y’a une fille qu’habite chez moi » (cohabitation subie),
« Le Dîner » (sortie obligatoire),
« Dis-lui oui » (union non désirée) et surtout
« Je suis de celles » (vente forcée).
Aujourd’hui, Bénabar largue les amarres. Le gendre idéal à l’humour amer la ramène à nouveau, délesté de ses oripeaux. Comme le laissait présager
La Reprise des Négociations (2005), le chanteur a repeint son univers avec l’aide d’un nouveau producteur, François Delabrière, déjà réalisateur d’un Daniel Darc ressuscité. Bénabar a troqué ses airs au piano contre une section de cordes cousant les nouvelles compositions de fil anglais, et de cuivres chromés et rutilants.
Le titre d’ouverture et sélection pour radios
« L’effet papillon » est l’un des exemples de ce renouveau, à découvrir également dans
« Tout vu, tout lu » et
« Voir sans être vu ». L’album est placé sous le signe d’un certain empirisme, d’expériences vécues dont l’auteur est revenu, plus marqué et détaché que jamais. Ce qu’on nomme la maturité.
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