La chronique
Des Ballons Rouges, ou l’histoire d’un envol en solitaire, celui du guitariste et chanteur de Kaolin, groupe pop précieux à la reconnaissance tardive. Une fois faite la présentation d’usage de Guillaume Cantillon, il faut se plonger dans ce disque intime, acoustique, et fantastique.
En introduction, « Des ballons rouges » et sa mélodie rapidement familière attrape à la gorge : un avenir radieux lui est prédit. Aussi vibrante soit-elle, ce n’est pas l’unique découverte d’une collection de chansons au charme pastoral (« Comme avant »), de souvenirs remontant à la surface (« C’était vachement bien ! » parlé, claqué, siffloté), et de délices pop (« Hello, Hello, Hello ») – croisés au détour d’une promenade enchantée.
Disque d’ouverture au grand air et de mélodies voyageuses emplies de promesses, Des Ballons Rouges révèlent l’art sobre et lumineux d’un vrai faiseur de chansons, comme on dit songwriter.
Loïc Picaud
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