La chronique
Aräbology est un projet à part, un véritable OVNI musical venu d'une rencontre totale entre l'electro et la tradition musicale arabo/orientale.
Ici pas de rythmes orientaux destinés à rendre exotique de l'electro, pas de boucles techno pour moderniser des chansons orientales. Mirwais et Yasmine Hamdan tentent de définir une musique différente en fusionnant en profondeur les deux modes d'expression.
Mirwais a toujours le même sens du gimmick electronique qui l'a vu triompher avec « Music » via Madonna. Yasmine Hamdan a une voix rompue à la fois à la tradition orientale et à la modernité du trip-hop. La musique qu'ils proposent sur Aräbology est effectivement personnelle et non dénuée d'un charme indéfinissable.
Les réussites de l'album viennent plutôt des tempos lents, « Oloulou » est une merveilleuse ballade, « Coit Me » véhicule un relent de souffre sous des airs d'innocente comptine. « A Man » avec sa citation de « The Man Machine » clôt l'album de manière étrange, quel est le sens de cette intrusion à priori déplacée ?
Aräbology est à la fois un album réussi, et une certaine déception. Le propos de départ est tellement gigantesque que sa réalisation, même partielle, ne peut que laisser un sentiment d'inachevé. Pris hors contexte, Aräbology est un album agréable, séduisant par bien des aspects, mais qui manque par trop de temps forts pour convaincre totalement.
François Alvarez
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