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Un sélection d'artistes

Lil Wayne

Lil Wayne
De nombreux rappeurs américains s'appellent « Lil » (diminutif oral de « Little », c'est-à-dire « petit ») quelque chose, mais Dwayne Michael Carter, né le 27 septembre 1982, a vraiment commencé petit, n'usurpant pas le qualificatif. Grandissant dans le quartier difficile de Hollygrove, où il ne manque pas les cours de théâtre que ses dispositions artistiques exigent, il rencontre Bryan « Baby » Williams, le patron de Cash Money Records, alors qu'il n'a que onze ans, puis il encombre son répondeur téléphonique de freestyles. Bryan Williams devient une sorte de père par procuration pour le jeune rappeur turbulent (il quitte l'école à 14 ans, mais obtiendra néanmoins son bac par correspondance, se tire accidentellement une balle dans le torse, est père avant 20 ans...) et curieux (il s'intéresse aussi au rock et cite Nirvana parmi ses idoles de jeunesse).

South (out)sider

Après avoir sorti ses premiers maxis sur le label de son mentor, Lil Wayne rejoint trois autres rappeurs, Juvenile, Turk et B.G. au sein des Hot Boys, un super groupe formé par son label, et dont il est le plus jeune membre. En 1997, quand sort le premier album de ce gang (Get It How You Live), la spirale du succès commence à toucher le son du sud et de le Nouvelle-Orléans. Les trois albums des Hot Boys rencontrent font chacun un triomphe (le dernier en 2003) et, bien évidemment, chacun des membres du quatuor en profite pour renforcer en parallèle sa carrière solo.

Lil Wayne sort Tha Block Is Hot en 1999, un premier album alors qu'il n'a que seize ans, qui est certifié double platine et se classe à la troisième place du classement américain. Le succès touche aussi le single homonyme et fait de l'adolescent un jeune millionnaire. Dans la foulée, il participe au morceau « Bling Bling » de son collègue B.G., qui est à l'origine du terme abondamment repris depuis.

D'ailleurs les Hot Boys sont très présents sur les albums solo des uns et des autres, à commencer par ceux de Lil Wayne. Il sort son deuxième effort solo en 2000, mais Lights Out porte bien son nom : la lumière faiblit sur le rappeur qui ne réussit à décrocher « que » un Disque d'or avec son album, sans soute enregistré sans conviction. Mais sa participation au hit « #1 Stunna » avec Juvenile et Bit Tymers, un autre groupe Cash Money, le laisse dans l'oeil de la notoriété du gangsta rap sudiste.

Le retour

En 2002, il revient avec un troisième effort solo, 500 Degreez, ainsi nommé en référence à un album de Juvenile, 400 Degreez. Les tensions sont nées entre les membres du groupe et leur label et Juvenile est parti, cette année-là, enregistrer ailleurs. Lil Wayne veut sans doute faire monter la température plus haut. L'album est également Disque d'or, ce qui reste une performance « faible » quand on considère l'ensemble de sa carrière. Les années fastes reviennent dès 2004 avec Tha Carter, le premier album d'une série couronnée de succès.

À 22 ans, l'artiste s'est donné les moyens de parfaire son artisanat, travaillant sa diction et ses rimes et n'hésitant pas à expérimenter une musique plus élaborée. L'album se vend à plus d'un million d'exemplaires et le single « Go DJ » est son premier véritable tube depuis longtemps. L'album est organisé autour d'un concept emprunté au film New Jack City, dans lequel le héros se réfère à son « établissement » de dealer de drogue en le nommant Tha Carter. Le rappeur, lui, reprend l'idée pour décrire sa villa et plusieurs morceaux se passent dans ce cadre, comme une description des activités qu'il y mène. À la suite de ce succès retrouvé, Lil Wayne participe avec le rappeur d'Atlanta T.I. au « Soldier » de Destiny's Child, qui se classe en haut des charts.

Pour Tha Carter II, le producteur Mannie Fresh, qui signait tous les instrumentaux de l'écurie Cash Money, a pris le large. C'est l'occasion pour cet album de 2005 d'ouvrir la palette musicale et ce changement d'horizon bénéficie à l'album : il s'écoule à plus de deux millions d'exemplaires, se classe dès la première semaine n°2 des charts et renforce l'impact durable de son auteur sur le paysage du rap américain. En cette ère nouvelle qui voit l'effondrement des ventes physiques, Lil Wayne reste un des rares champions en la matière et enchaîne les tubes avec « Fireman », « Grown Man » ou « Shooter ».

Présidents

Sa proximité avec « Baby » Williams lui vaut d'être nommé à la fin de l'année président de Cash Money, où il établit une nouvelle entité, Young Money Entertainment. Il s'occupera de ces deux entreprises jusqu'à la fin 2007, préférant ensuite se concentrer sur son activité d'artiste.

Préférant ralentir un peu sa production, Lil Wayne passe les années 2006 et 2007 sans sortir d'album nouveau, mais on l'entend ici et là, puisqu'il apparaît en invité sur de nombreux albums : avec son mentor sur l'album Like Father, Like Son, puis sur des titres de Chris Brown, Fat Joe, Wyclef Jean, Jay-Z et de nombreux remixes... Il sort également plusieurs mix-tapes de qualité. Sur l'une d'entre elles, il se fait remarquer sur un autre terrain en critiquant ouvertement George W. Bush pour son (in)action lors de la catastrophe liée à l'ouragan Katrina qui a ravagé sa ville.

Malgré deux arrestations « de rigueur » (pour possession de marijuana et d'une arme), il règne sans partage sur le marché et finit 2007 en étant nommé artiste de l'année dans les référendums de nombreux médias. C'est le bon moment pour lancer Tha Carter III, qui sort en 2008 après que nombre de titres s'en sont « échappés » sur le web et distribué sur des mix-tapes. Lil Wayne décide donc de les réunir sur Tha Carter III : The Leak, une façon de mix-tape « officielle » qui voit le jour fin 2007, tandis que le véritable Tha Carter III sort en juin 2008, après d'autres ennuis avec la justice américaine (pour les mêmes raisons combinées). Ce troisième volet se vend à plus d'un million d'exemplaires la semaine de sa mise sur le marché. Le single « Lollipop » est son plus gros succès dans ce format, puisqu'il est n°1. Il est bientôt rejoint par « A Milli » puis « Got Money » et de nombreux autres, Lil Wayne réussissant ce challenge d'être un gros vendeur aussi bien en album (double platine, en deux mois, c'est-à-dire deux millions de copies) qu'en format court.

Tha Carter IV est, en 2008, en cours d'élaboration, mais ce n'est pas le seul projet de cet artiste workaholic : il a annoncé successivement un album en collaboration avec Juelz Santana, un album de R&B pour lequel il chanterait à travers un vocoder, un album en collaboration avec le chanteur Lloyd, une mix-tape avec DJ Drama, un album avec le rappeur T-Pain avec lequel il a formé le duo T-Wayne, enfin un concert de reformation des Hot Boys est annoncé pour octobre 2008, à New Orleans.

Prévu en 2009 et plusieurs fois repoussé, Rebirth sort en février 2010. Lil Wayne le présente comme un album de "rock", malgré la présence de certains titres rap. Un an et demi après, en septembre 2011, Lil Wayne retrouve ses comparses habituels pour le quatrième épisode de sa série, Tha Carter IV. Jamais avare de déclarations Lil Wayne annonce pèle-mêle en 2011 son intention de prendre sa retraite à trente-cinq ans, la sortie de I Am Not a Human Being II, ou son amour du skateboard. Au passage, il est condamné à régler en 2012 plus de deux millions de dollars à Quicy Jones III pour avoir utilisé une de ses musiques sans autorisation. Lil Wayne connaît tout de même une activité artistique en 2012 avec la sortie de la mixtape Dedication 4 qui fait partie de sa série Gangsta Grillz.

Victime d'un malaise en octobre 2012, Lil Wayne est à nouveau la proie d'ennuis de santé en mars 2013. Le rappeur est hospitalisé deux fois en l'espace de vingt-quatre heures pour des malaises à la cause non identifiée. Certains parlent d'ennuis cardiaques, d'autres d'épuisement d'ordre professionnel, et certains de problèmes liés à la drogue. Lil Wayne affirme lui être en parfaite santé et entretien le flou. De même, la sortie de I Am Not a Human Being II le 25 mars n'éclaire pas sur sa forme artistique.

Copyright 2014 Music Story Jean-Eric Perrin

Jay-Z

Jay-Z
Shawn Corey Carter est né le 4 décembre 1969 à Brooklyn, grandissant dans le quartier peu paisible de Marcy Houses. Il dut apprendre à grandir vite, son père Adnes Reeves l'abandonnant à l'âge de 12 ans. Son éveil à la musique lui vient de sa mère Gloria Carter, lui achetant un gros lecteur à cassettes pour son anniversaire, fatiguée que Jay réveille toutes les nuits ses frères et soeurs en cognant sur la table de la cuisine pour mimer les batteurs.

Se désintéressant de ses études, il choisit l'argent de la drogue plutôt que d'étoffer son dictionnaire de rimes avec ses camarades de la George Westinghouse Information Technology High School, Notorious B.I.G. et Busta Rhymes. Héritant au passage de son surnom « Jazzy » qu'il adopte pour coller à celui de son mentor Jaz-O, avec lequel il enregistre « Hawaiian Sophie » en 1989, et « The Originators » en 1990, avec un débit bien plus cadencé que par la suite.

Mais Jaz-O se retrouve bientôt sans label, EMI ne désirant pas poursuivre l'aventure. Jay attire par la suite l'attention de Damon Dash, alors manager du groupe Original Flavor, ce qui lui permet d'être présent sur « Can I Get Open » extrait du second album du groupe en 1993.

Puis c'est au tour de Big Daddy Kane de le prendre sous son aile, l'associant à sa tournée et le faisant apparaître sur le morceau surpeuplé de MC « Show & Prove » de 1994. Enfin contacté par un label, il sort l'année suivante son premier maxi « In My Lifetime » produit par Ski, avec « Can't Get With That » en face B avec DJ Clark Kent aux manettes.

Mais, insatisfait du travail de Payday Records, et considérant qu'il était tout aussi bien capable de faire la promotion de ses disques, Jay lance le label indépendant Roc-A-Fella Records en compagnie de Damon Dash et d'un autre de ses partenaires de l'époque, Kareem « Biggs » Burke. Def Jam fait l'acquisition de la moitié de la franchise en 1997 pour la rondelette somme de 1,5 million de dollars.

Les premiers locaux de Roc-A-Fella à New York, à l'origine implantés sur la lugubre John Street, semblent bien primaires aujourd'hui par rapport aux bureaux de Uptown Manhattan. Mais Jay ne désire brûler aucune étape. Il n'est en effet toujours qu'un rappeur presque anonyme, venant d'enregistrer avec Big L et Mic Geronimo afin de promouvoir un peu plus sa personne et le label. Mais bien décidé à écrire l'histoire avec l'aide de nouveaux compagnons musicaux.

Bénéficiant de la force de frappe de Priority Records pour la distribution de son premier album Reasonable Doubt en 1996, le succès est unanime auprès des critiques à défaut du grand public, saluant les écrins soniques impeccables pour le flow nonchalant du rappeur, Jay-Z ayant fait appel aux producteurs les plus talentueux du moment comme DJ Premier ou encore Clark Kent, ainsi que ses portraits sincères peignant à grandes traits crus la vie des débrouillards du bitume. L'album atteindra cependant le statut de platine en 2002.

Place à Def Jam pour la distribution de son nouvel album en 1997, In My Lifetime, Vol. 1, et à Sean « Puffy Daddy » Combs en tant que producteur exécutif. Et le début des critiques de commercialisation de sa musique, les productions apparaissant davantage polies, « Jigga » (surnom de Jay-Z) laissant une place prépondérante aux faiseurs de tubes de chez Bad Boy, les Hitmen, les textes quant à eux plus légers et plutôt en direction de la gente féminine. Jay-Z avouera par la suite qu'il n'était pas au mieux dans sa vie, avec le décès de son ami The Notorious B.I.G. et que s'il pouvait remonter dans le passé, il retirerait ces productions pour les remplacer par des morceaux moins rutilants mais certainement empreints davantage de sincérité.

Il rebondit avec le second volume de son triptyque In My Lifetime, Vol. 2... Hard Knock Life en 1998, dont le morceau éponyme deviendra un hymne des cours d'école. Etant toujours à l'écoute, il s'entoure des producteurs en vogue Swizz Beatz rattaché aux Ruff Ryders, ainsi que Timbaland, faisant de sa musique un véhicule encore plus brillant pour son discours pourtant pas toujours empreint de matérialisme.

Le volet final In My Lifetime, Vol.3...Life and Times of S. Carter de 1999 sera à tout jamais ancré dans les oreilles des fans pour le monstrueux titre de Timbaland « Big Pimpin' », offrant une place de choix pour un groupe du Sud en la personne de UGK, et ce bien avant que cette scène ne devienne prépondérante dans le monde du Hip-Hop. C'est également en 1999 qu'il fonde Rocawear, ligne de vêtements amenée à devenir un succès retentissant, avec les mêmes partenaires que pour le label.

En 2000, une compilation The Dynasty : Roc La Familia, tente d'introniser de manière plus officielle les artistes du label, Amil, Beanie Sigel et Memphis Bleek. Marquetée en s'appuyant fortement sur la patronyme du Jiggaman, Jay-Z revient avec The Blueprint (septembre 2001), prêt à convaincre les derniers sceptiques qu'il est le digne successeur de Notorious, « Biggie », dans le coeur des habitants de Brooklyn. Des samples gorgés de soul avec un Kanye West crevant l'écran musical, un équilibre toujours périlleux et ici parfaitement maîtrisé entre les thèmes urbains et les club bangers, cinq micros - note maximale - dans la revue The Source, une collaboration unique et avec le rappeur le plus charismatique du moment Eminem, enfin une date de sortie au 11 septembre 2001 qui n'éclipse même pas ce joyau sonique.

La rivalité avec l'autre artiste emblématique de la scène New Yorkaise, Nas, est alors à son summum, avec un « Takeover » sur lequel le rappeur répondait à ses attaques. Il précisera par la suite que cette utilisation de beefs, conflits sur disques interposés, en autant de joutes publicitaires, avait été faite que dans les règles de l'art, les morts de Biggie et 2Pac indélébilement présentes à l'esprit.

Après une suite débordante de morceaux, laissant plutôt les oreilles épuisées qu'apaisées, sur l'album au titre évocateur The Blueprint : The Gift & The Curse (2002), évoquant son statut constamment controversé, d'un côté essayant de satisfaire les fans de la première heure, tout en conservant une place prédominante dans les charts mondiaux avec des morceaux plus faciles, Jay-Z décide de prendre sa retraite discographique en grandes pompes en 2003 avec un Black Album somptueux.

Il s'y montre introspectif, touchant, et met tout le monde d'accord sur son talent. Il sortira une version a capella de l'album, générant une avalanche de remixes de toutes parts, le plus célèbre étant le Grey Album de Danger Mouse, peinture musicale samplant uniquement des morceaux du White Album (« Double blanc ») des Beatles.

Cette retraite est précédée d'un concert énorme le 25 novembre 2003 tenu au Madison Square Garden (NY), devenant le sujet du film Fade to Black retraçant les grands moments de la conception de ce dernier album et des préparatifs du concert.

Jay-Z n'abandonne pas vraiment les studios puisqu'il collabore avec Linkin Park en 2004, pour un projet de 6 titres, mash up dans lequel il mélange ses morceaux avec ceux du groupe de rock metal. Le succès est comme toujours au rendez-vous.

Puis il laisse plus d'un fan de hip-hop ébahi lors de son concert du 27 octobre 2005, intitulé « I Declare War », pour le show annuel de la radio new-yorkaise Power 105.1. Beaucoup se demandent à qui Jay va s'adresser cette fois-ci, avec une pensée en direction des artistes qui s'en étaient pris à lui récemment, comme The Game ou Cam'ron. Il n'en est rien. Jay met un terme à tous ces conflits qui ont pourri le rap ces dernières années, jouant même sur scène avec Nas, son éternel rival, « Dead Presidents » mélangé à « The World is Yours », empruntant le refrain de son morceau emblématique à un couplet d'un Nasty Nas encore assoiffé de rimes sur son premier album.

Entre temps les relations avec Damon Dash sont devenues extrêmement tendues, ce dernier finissant par monter son propre label, Dame Dash Music Group, sur lequel il récupèrere une maigre part des anciens artistes Roc-A-Fella.

Et comme les bonnes choses ne se terminent jamais vraiment, Jay-Z revient le 21 novembre 2006 avec Kingdom Come, album en demi-teinte, le public s'étant habitué à un niveau moyen des albums du « Jiggaman ». Il retourne donc de nouveau en studio pour un projet spontané, American Gangster, sa propre bande originale du film du même nom qui sort en même temps que l'album, en novembre 2007.

Il semble aujourd'hui très heureux en compagnie de son amie de plusieurs années Beyoncé, avec laquelle il se montre parfois lors des matches des New Jersey Nets, franchise de basket dont il est co-propriétaire et qu'il tente de faire déménager à Brooklyn.

En 2009, Jay-Z fait figure de dernier grand maître du rap des années 1990. Son onzième opus The Blueprint 3 accueille Rihanna (« Run This Town »), Alicia Keys (« Empire State of Mind »), Kanye West, No ID, Timbaland, Swizz Beats et The Neptunes. En 2011, il sort l'album commun avec Kanye West Watch the Throne. Devenu un véritable nabab du rap, Jay-Z est choisi pour superviser la bande originale de Gatsby le Magnifique. Pour la musique de cette version par Baz Luhrmann du classique de F. Scott Fitzgerald, Jay-Z fait appel à Lana Del Rey ou Bryan Ferry en icônes du glamour musical. Le résultat sort le 9 mai 2013, alors que le film est présenté en ouverture du Festival de Cannes la semaine suivante.

Hommes d'affaires avisé, Jay-Z entend bousculer les règles du business musical pour la sortie de son deuxième album. Via un partenariat avec la marque Samsung, Magna Carta Holy Grail est téléchargeable dès le 4 juillet pour un million d'utilisateurs de smartphones et tablettes du fabricant coréen. Il est ensuite disponible sur la plateforme iTunes d'Apple le 8 juillet, avant d'être accessible à tous le 12 juillet. Ces circonvolutions commerciales ne doivent pas faire oublier la qualité artistique de ce nouvel opus où figurent Justin Timberlake, Frank Ocean, Rick Ross, et Beyoncé.

Copyright 2014 Music Story DaBee

Bad Meets Evil

Bad Meets Evil
Eminem et Royce Da 5'9" se connaissent depuis leur jeunesse à Detroit (Michigan), où ils se sont rencontrés par l'entremise de Proof. Les deux hommes collaborent vite ensemble et nomment leur projet Bad Meets Evil, Royce Da 5'9" jouant le "Bad" et Eminem, "Evil". Le titre « Bad Meets Evil » avec Royce Da 5'9" figure sur le premier album de Eminem The Slim Shady LP en 1999.

Bad Meet Evil sort en 1999 le titre « Nuttin' to Do », qui connaît un petit succès en Grande-Bretagne. Royce Da 5'9" est présenté à Dr. Dre par Eminem, et commence à travailler sur l'album 2001. A la suite d'une polémique sur le manager de Royce Da 5'9", Dr. Dre incite Eminem à lâcher son ami. Une autre embrouille survient avec D12, le groupe de Eminem, et cette fois les deux hommes se fâchent pour de bon. Ils se rabibochent en 2006, à la faveur de la mort de leur ami commun Proof.

Ils reprennent alors doucement leur collaboration, et Eminem projette de signer sur son label le groupe Slaughterhouse dont Royce Da 5'9" fait partie. Bad Meets Evil donne des signes de vie concrets avec le titre « Fast Lane » et le EP Hell: The Sequel en 2011.

Copyright 2014 Music Story François Alvarez

Un sélection d'albums

None

J Cole

Cole World: The Sideline Story

Cole World: The Sideline Story
Cole World: The Sideline Story fait partie de ces albums qui font du bien. D'abord au rap dans son entier qui semble parfois écartelé entre l'underground et les productions à grand spectacle où il est noyé de refrains pop, de rythmes dance, ou de vocalises R&B, quand ce n'est pas les trois à la fois.

Or, J. Cole choisit lui la voie d'un rap authentique, d'un rap nourri de l'exemple d'artistes comme 2Pac, Nas, ou Ice Cube. Sans tomber dans le hardcore, J. Cole garde une rudesse salutaire à son rap et à son flow, et c'est tant mieux. Une brutalité d'autant plus relative que la production de Cole World: The Sideline Story - qu'il signe en majorité - est tout simplement grandiose.

Passé l'indispensable intro, c'est « 2 Dollar and a Dream III » qui déboule avec son piano obsédant, puis vient l'admirable « Can't Get Enough » avec Trey Songz et un sample africain particulièrement bien vu des guinéens de Balla et ses Balladins. Ambiance de rumba africaine garanti et relents latinos alanguis du meilleur effet.

Son mentor Jay-Z intervient sur un « Mr. Nice Watch » electro en diable, ou comment utiliser les sons actuels sans dénaturer le rap. La désormais rarissime Missy Elliott se réserve le droit d'intervenir sur « Nobody's Perfect » et sa lente et lourde montée en puissance. Une apparition qui est une forme d'hommage au talent de J. Cole, à n'en pas douter.

Après trois mixtapes convaincantes, J. Cole assène un avertissement retentissant avec Cole World: The Sideline Story, le rap grand format est de retour. Et il en est l'un des plus sûrs espoirs.




None

Future

Honest

Honest
Soyons honnêtes, le réservoir du rap américain est tel que se régénérer en permanence ne lui pose aucun problème. Apparu sur les radars grand public il y a deux ans avec Pluto ainsi qu'en tant que participant au Unapologetic de Rihanna, Future a chaussé ses bottes de sept lieues et a fait un pas de géant avec Honest qui s'est classé numéro un rap et numéro un R&B aux Etats-Unis. Alors que l'Europe était restée de marbre devant son premier album, la France et quelques autres ont craqué instantanément pour Honest.

La raison tient certainement à un son qui s'est détaché du pur southern rap pour évoluer vers un rap où se glissent des bribes de R&B ou de dance pop. Avec plusieurs productions signées Mike Will et des apparitions de Pharrell Williams, Kanye West, André 3000 ou Wiz Khalifa, Honest met aussi de nombreux atouts de son côté pour s'ouvrir au plus grand nombre.

L'attention se porte logiquement sur les singles « Move That Dope » (avec Pharrell Williams, Pusha T et Casino) et « I Won » (featuring Kanye West) qui expliquent à eux seuls le succès de l'album. Tout en gardant le côté sardonique et excessif du crunk, Future le rend plus compréhensible aux oreilles européennes en insistant sur la mélodie au contraire de nombreux tenants du genre qui préfèrent foncer tête baissée.

En douze titres (dix-huit en édition Deluxe), Future parvient à incarner un certain avenir du rap du sud. Certes quelque peu dénaturé mais aussi moins enfermé dans des outrances qui loin de Miami ou Atlanta paraissent vite lassantes et déplacées. Un deuxième album plus qu'Honest même s'il est manifestement plus roublard que son titre veut bien le laisser entendre.

None

Wiz Khalifa

Rolling Papers

Rolling Papers
Rouler les papiers, pour un rappeur condamné en pleine ascension pour possession d'herbe qui fait rire (en 2010) relève du pléonasme... Mais ce troisième album du rappeur de Pittsburgh, le premier pour une major du disque, ne se limite pas à vanter les plaisirs de la fumée illégale, il s'intéresse à d'autres plaisirs de la vie (les femmes, la fête...), autant dire qu'il ne révolutionne en rien le genre.

Il se contente d'y apporter son grain de sel, à commencer par un flow paresseux, laid back, cool et juvénile, qui parfois frise la « conversation » plus que le rap. On croise sur cet album le hit « Black & Yellow », les couleurs de l'équipe de football américain Pittsburgh Steelers, qui a bien entendu adopté cette chanson comme hymne officiel. « Roll Up » (décidément !) est tout aussi calibré pour faire un hit, avec son refrain accrocheur et ses effets d'autotune léger sur une mélodie enveloppée de claviers, car Wiz Khalifa est avant tout un rappeur mélodique.

Elève de l'école Lil Wayne, mais en plus poli, il figure exactement ce qu'est le rap américain de 2011 : une machine à cultiver l'hédonisme, emballée dans une culture pop electro apte à séduire clubs et radios. Pour la substance et le contenu, on repassera, ce n'est pas le propos, Khalifa a trop à faire à creuser son sillon d'une popularité dont il sait qu'elle durera le temps qu'un autre prenne sa place. D'ailleurs il entame son album avec « When I'm Gone » qui raconte exactement ça : le déclin annoncé de son étoile, et par conséquent l'envie de profiter des choses (filles, argent, alcools forts et bon gros spliffs) tant que ça dure. Les effluves de la marie-jeanne si souvent célébrée ici n'ont donc pas tant que ça effacée sa clairvoyance !

Dans cette entreprise d'un album de formule, il mène sa barque sans trop de renfort, on note la présence du pionnier d'Oakland Too Short, sur le prévisible « On My Level », et de Curren$y sur « Rooftops », où il vole presque la vedette à son hôte. Condensé d'un genre musical basé sur la célébration du cash, Rolling Papers ne peut offrir que ce qu'il a : de l'entertainment volatil.

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