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Album-lancement de Justin Timberlake, Justified est un coup de maître à défaut d’être un coup d’essai, le chanteur ayant déjà roulé sa bosse.
Quatorze chansons permettent à Timberlake d’affirmer une palette vocale assez riche et de jouer habilement sur le registre musical du R’n’B’. « Cry Me A River » est une chanson pop aux harmonies douces et entraînantes, tandis que « Señorita », qui reprend certaines harmonies de Thriller de Michael Jackson, est plus orientée R’n’B, chaque chanson usant des deux styles.
Les musiques blanches et noires américaines sont réunies en une synthèse efficace, typique des années 2000 mais de très bonne qualité.
Nikita Malliarakis
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Quand sort Fantasy Ride, Ciara a vingt-trois ans, et sousla ceinture deux albums qui totalisent plus de dix millions de copiesécoulées. Autant dire que la chanteuse, danseuse, un peu comédienne, un peu mannequin (et beaucoup people) fille du Texas, élevée à Atlanta, est devenue, en quatre ans une des figures lesplus en vue du R&B américain, qui n’est rien d’autre que lanouvelle pop planétaire.
Au programme : récupérer le trône occupé par Beyoncé, la championne en titre,contre la seconde challenger, Rihanna. Et pour cela, Ciara fait appel aux pourvoyeurs de hits de ses consoeurs, et d’autres joueuses,puisqu’on retrouve ici au générique les noms qui font la pluie (« Umbrella » de Rihanna) et le beau temps dans les charts du monde. C’est prendre une assurance de délivrer des hits calibrés, mais l’effet de surprise est aux abonnés absents, comme il l’est au rayon des featurings de rigueur : Ludacris, Young Jeezy, Chris Brown (l’amoureux tabasseur de sa rivale), Missy Elliott ou JustinTimberlake sont des noms qui ne feront pas lever le sourcil de l’auditeur en guise de manifestation de stupeur.
Le produit, car c’en est un, forcément, est comme on l’attend, lisse, rognés aux angles, fluide, outrageusement produit, justement. Il y a la dose de ballades sans vécu, et les club bangers de rigueur (« Work »,avec Missy Elliott, qui louche du côté du « Umbrella » déjà évoqué). Il y a ce morceau, «High Price», qui ose le vers : « Jedevrais être en Irak, mec, parce que je suis une bombe / J’ai lecul qui a l’air plus doux qu’un bun de McDonald»! Juste à la limite du bon goût. «Love Sex Magic» avec Timberlake est du fast food pour les radios, «Never Ever» sample Harold Melvin & the Blue Notes, parce que c’est l’époque où les chansons étaient plus que des gimmicks, et qu’elles ont donc su durer.
Fantasy Ride aura été un album à problèmes, annoncé comme un triple puis double LP, il est finalement réduit à sa simple expression, et comporte dans le livret les éléments d’un personnage, Super C, super héroïne basée par un dessinateur de DC Comics sur le personnage de la chanteuse, et dont elle veut faire l’outil de promotion du projet. Ça rappelle encore Mademoiselle Beyoncé, cette propension à s’inventer des personnages parallèles, pour devenir une entité qui dépasse la chair. Mais Ciara, si elle a le physique avenant, les courbes sinueuses et la fonction apte à les remuer de façon idéale pour les clips, n’a pas la puissance vocale dontfait preuve son aînée. Ce troisième effort est donc un disque assisté par ordinateur, un objet qui signifie l’époque, décoratif mais un peu vain. Un disque dont les chansons sont des véhicules à clips avant toute chose, agréable à l’oreille, efficace à fort volume sur les pistes de danse, mais qui reste inoffensif.
Jean-Eric Perrin
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Dès ce premier album, Jodeci se fait connaître grâce aux singles « Come and Talk to Me », « Forever My Lady » et « Stay », qui deviennent des tubes. L’album s’écoule à plus de trois millions d’exemplaires et se classe au Billboard 200.
Tout comme les autres artistes New Jack Swing, Jodeci n’échappe pas à la règle et intègre à son album des slows et ballades langoureuses comme « Gotta Love », « Stay », « Come and Talk to Me » et « Forever My Lady », titre écrit par Al. B Sure !, référence majeure du genre.
Le rythme lent est cassé sur la deuxième partie de l’album, avec des morceaux plus rapides et dansants tels que « My Phone », « It’s Alright » ou encore « XS We Share ». Ils se rapprochent fortement du R&B.
Paroles sulfureuses sur des musiques langoureuses : le sexe est un thème récurrent chez Jodeci. Les quatre imposent rapidement une image de bad boys du New Jack Swing.
Anne-Claire Duchossoy