None
En voilà une surprise ! Une flûte enchantée sur 3 CD et qui dure plus de 2h30. Une version lente ? Des bonus ? Non, René Jacobs, grand chef baroque, a abordé l'?uvre la plus connue de Mozart avec l'?il du musicologue.
Après de nombreuses recherches, il livre une version intégrale comprenant les parties parlées entre les chants. Un peu à la façon du bourgeois gentilhomme du poète harmonique, René Jacobs livre une flûte authentique. Son travail d'authenticité va plus loin. Bénéficiant de nombreuses recherches et analyses, René Jacobs a accumulé les données sur cette ?uvre. Tempo, rythme, interlude.... La flûte enchantée est le troisième opus mozartien jouant l'intégralité. Après Idomeneo (2009) et la Clémence de Titus (2006), René Jacobs livre en version complète la flûte.
Les parties « parlées » ont bénéficié d'un vaste travail. Plus ou moins long, ces interludes risquaient de rompre le rythme de l'?uvre. René Jacobs a donc utilisé les techniques de la radio pour dynamiser les passages parlés. On n'a pas un simple chanteur lisant son texte dans la plus pure tradition de l'opérette mais bel et bien une mise en scène et une réalisation des dialogues parlés des plus pointues. Même les non germanophones sont emportés par l'histoire. La magie du conteur.
Mais cette flûte enchantée reste avant tout un opéra. Bien entouré, René Jacobs livre une version pure et charismatique avec Anna-Kristiina Kaappola dans le rôle de la reine de la nuit, le baryton Daniel Schmutzhard dans le rôle de Papageno et la jeune soprano Sunhae Im dans le rôle de Papagena. Cette flûte enchantée est un trésor d'authenticité. Le RIAS Kammerchor accompagné de l'orchestre de chambre Akademie für Alte Musik Berlin et du choeur d'enfant de Saint-Florian accompagne cette oeuvre.
Dans sa forme, son tempo, et son interprétation. Dans le fameux « Die Hölle Rache » de la reine de la nuit les "a" sont remplacés par des "e" comme l'avait souhaité Mozart.
Et pourtant, cette flûte ne prend pas le cadre rigide d'une interprétation baroque, bien au contraire, c'est une explosion d'enchantement et de vitalité, pleine de spontanéité, qui ressort de cette ?uvre.
None
En 1991, Bernard Haitink enregistre Der RosenKavalier de Richard Strauss pour le label EMI.
Il dirige à Dresde le Staatskapelle Dresden. Le choix de Dresde n'est pas un hasard. Pour célébrer les 80 ans de l'?uvre, Bernard Haitink s'est rendu dans la ville où Richard Strauss a composé l'opéra.
A ses côtés, un casting de haut niveau avec entre autres le basse Kurt Rydl, le baryton Franz
Grundheber, les ténors Richard Leech et Graham Clark, la mezzo-soprano Claire Powell et les sopranos Barbara Hendricks et Dame Kiri Te Kanawa.
Un disque hommage qui met les petits plats dans les grands pour célébrer cet opéra en trois actes, enregistré dans sa version originale de 3 heures 24.
Dans cet opéra qui fait la part belle aux voix de femmes, les rôles masculins ne sont pas en reste, comme dans « Der Rosenkavalier Op. 59, ZWEITER AKT/ACT 2/DEUXIEME ACTE/ATTO SECONDO : Hab' nichts dawider ».
Bernard Haitink dirige un orchestre qui impose sa puissance dans les phases plus narratives et s'éclipse quelques fois devant les voix. Bernard Haitink apporte une tension dans l'orchestre, toujours à la pointe de l'explosion, sans tomber dans la paraphrase. Même diminué, même en arrière plan, l'orchestre reste là, présent, avec son intensité. Anne-Sophie Von Cotter, Dame Kiri Te Kanawa et Barbara Hendricks sont au sommet de leur art et excellent sur cette ?uvre.
Au delà de la qualité de l'orchestre et du trio de femmes, cet enregistrement du RosenKavalier nous fait presque oublier la version enregistrée avec Karajan et Elisabeth Schwarzkopf.
Le trio final reste incontournable. Avec « Der Rosenkavalier Op. 59, DRITTER AKT/ACT 3/TROISIEME ACTE/ATTO TERZO: Heut' oder morgen oder den üb » les trois femmes, Anne-Sophie Von Cotter dans le rôle d'Octavian, Kiri Te Kanawa dans celui de Marschallin et Barbara Hendricks dans le rôle de Sophie, concluent cet opéra tout en lenteur, prenant volume et puissance avec l'apparition de chaque voix.
None
En 1991, Bernard Haitink enregistre Der RosenKavalier de Richard Strauss pour le label EMI.
Il dirige à Dresde le Staatskapelle Dresden. Le choix de Dresde n'est pas un hasard. Pour célébrer les 80 ans de l'?uvre, Bernard Haitink s'est rendu dans la ville où Richard Strauss a composé l'opéra.
A ses côtés, un casting de haut niveau avec entre autres le basse Kurt Rydl, le baryton Franz
Grundheber, les ténors Richard Leech et Graham Clark, la mezzo-soprano Claire Powell et les sopranos Barbara Hendricks et Dame Kiri Te Kanawa.
Un disque hommage qui met les petits plats dans les grands pour célébrer cet opéra en trois actes, enregistré dans sa version originale de 3 heures 24.
Dans cet opéra qui fait la part belle aux voix de femmes, les rôles masculins ne sont pas en reste, comme dans « Der Rosenkavalier Op. 59, ZWEITER AKT/ACT 2/DEUXIEME ACTE/ATTO SECONDO : Hab' nichts dawider ».
Bernard Haitink dirige un orchestre qui impose sa puissance dans les phases plus narratives et s'éclipse quelques fois devant les voix. Bernard Haitink apporte une tension dans l'orchestre, toujours à la pointe de l'explosion, sans tomber dans la paraphrase. Même diminué, même en arrière plan, l'orchestre reste là, présent, avec son intensité. Anne-Sophie Von Cotter, Dame Kiri Te Kanawa et Barbara Hendricks sont au sommet de leur art et excellent sur cette ?uvre.
Au delà de la qualité de l'orchestre et du trio de femmes, cet enregistrement du RosenKavalier nous fait presque oublier la version enregistrée avec Karajan et Elisabeth Schwarzkopf.
Le trio final reste incontournable. Avec « Der Rosenkavalier Op. 59, DRITTER AKT/ACT 3/TROISIEME ACTE/ATTO TERZO: Heut' oder morgen oder den üb » les trois femmes, Anne-Sophie Von Cotter dans le rôle d'Octavian, Kiri Te Kanawa dans celui de Marschallin et Barbara Hendricks dans le rôle de Sophie, concluent cet opéra tout en lenteur, prenant volume et puissance avec l'apparition de chaque voix.