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Considéré, à juste titre, comme l'un des meilleurs (si ce n'est le meilleur) opéra de Mozart, Don Giovanni est la référence d'opéra du compositeur autrichien. Chanté dans la « langue de l'opéra » (en italien), Don Giovanni a trouvé dans la fin des années 70 une interprétation qui a fait, et fait encore, office de réincarnation. Le rôle de Don Giovanni a accompagné Ruggero Raimondi tout au long de sa carrière. Le révélant en 1969, le rendant célèbre en 1979, l'emprisonnant dans les années 80, l'obligeant même à ne plus le jouer dans les années 90. Ruggero Raimondi était devenu Don Giovanni. Cet enregistrement date de 1979. C'est l'explosion pour Ruggero Raimondi. Le casting est de premier choix. C'est tout d'abord Lorin Maazel qui dirige l'Orchestre de l'Opéra de Paris accompagné, comme il se doit, de son ch?ur.
Sur scène, le rôle titre repose sur les larges épaules de l'italien Ruggero Raimondi, au sommet de sa gloire. Le disque ne rend malheureusement pas visible son talent d'acteur, très loin du baryton basse immobile en milieu de scène. Toutefois son interprétation laisse deviner une grande maîtrise du jeu sur scène, comme on peut l'entendre sur « Atto Primo: madamina, il catalogo è questo ». On retrouve la soprano Kiri Te Kanawa et la mezzo-soprano Teresa Berganza dans un duo parfait sur « Là ci darem la mano », le baryton basse Jose van Dam ou encore la soprano Edda Moser.
Ce Don Giovanni est la référence. Musicalement Lorin Maazel dose à merveille l'orchestre. « Atto Primo: Ouverture » témoigne de la maîtrise du chef. Au chant, Ruggero Raimondi est tout simplement parfait. Du « Deh Veni alla finestra » au très puissant « Da qual tremore insolito »,
Ruggero Raimondi fait bien plus qu'interpréter le rôle, il l'incarne.
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Considéré, à juste titre, comme l'un des meilleurs (si ce n'est le meilleur) opéra de Mozart, Don Giovanni est la référence d'opéra du compositeur autrichien. Chanté dans la « langue de l'opéra » (en italien), Don Giovanni a trouvé dans la fin des années 70 une interprétation qui a fait, et fait encore, office de réincarnation. Le rôle de Don Giovanni a accompagné Ruggero Raimondi tout au long de sa carrière. Le révélant en 1969, le rendant célèbre en 1979, l'emprisonnant dans les années 80, l'obligeant même à ne plus le jouer dans les années 90. Ruggero Raimondi était devenu Don Giovanni. Cet enregistrement date de 1979. C'est l'explosion pour Ruggero Raimondi. Le casting est de premier choix. C'est tout d'abord Lorin Maazel qui dirige l'Orchestre de l'Opéra de Paris accompagné, comme il se doit, de son ch?ur.
Sur scène, le rôle titre repose sur les larges épaules de l'italien Ruggero Raimondi, au sommet de sa gloire. Le disque ne rend malheureusement pas visible son talent d'acteur, très loin du baryton basse immobile en milieu de scène. Toutefois son interprétation laisse deviner une grande maîtrise du jeu sur scène, comme on peut l'entendre sur « Atto Primo: madamina, il catalogo è questo ». On retrouve la soprano Kiri Te Kanawa et la mezzo-soprano Teresa Berganza dans un duo parfait sur « Là ci darem la mano », le baryton basse Jose van Dam ou encore la soprano Edda Moser.
Ce Don Giovanni est la référence. Musicalement Lorin Maazel dose à merveille l'orchestre. « Atto Primo: Ouverture » témoigne de la maîtrise du chef. Au chant, Ruggero Raimondi est tout simplement parfait. Du « Deh Veni alla finestra » au très puissant « Da qual tremore insolito »,
Ruggero Raimondi fait bien plus qu'interpréter le rôle, il l'incarne.
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Créé deux ans avant Le Sacre du printemps, soit en 1911, le ballet Petrouchka ouvre le programme qui réunit deux oeuvres révolutionnaires du compositeur pour les Ballets Russes de Serge Diaghilev.
La fête du Mardi Gras que célèbre Petrouchka se compose de quatre tableaux très dynamiques aux timbres foisonnants, très bien rendus par l'Orchestre National de France que dirige Daniele Gatti. Tandis que la marionnette reste confinée par son maître dans une cellule, le Maure s'amuse avec la ballerine. Le troisième tableau s'anime de couleurs orchestrales vives, préparant les festivités du quatrième tableau lors duquel périt le pantin, fendu par le sabre du Maure. Son dernier cri retentit dans le fameux accord récurrent du ballet. Le choix du chef milanais d'employer une instrumentation moderne est appuyé par sa direction souple et enlevée.
Un style que l'on retrouve dans le fameux Sacre du printemps qui donna lieu lors de sa création au tout neuf Théâtre des Champs-Élysées le 29 mai 1913 à un véritable pugilat éteint par les forces de l'ordre. L'objet du scandale devenu une pièce majeure du XXème siècle est ici restitué dans toute sa splendeur. Le « Massacre du Printemps » ou, comme le qualifia Debussy, « la musique de sauvage avec tout le confort moderne » éclate à chaque pupitre, entre bois et cordes en surnombre et étalage de percussions, dans un grand banquet sonore, écoutable à volonté. Débordant de vigueur, Daniele Gatti propulse l'orchestre jusque dans ses derniers retranchements, magnifiant cette grande célébration païenne transformée en art.