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Charlie Parker

Charlie Parker

Soliste et styliste hors pair, Charlie Parker fait partie intégrante de l'histoire du jazz, ayant été l'un de ses principaux héros, voire le plus grand saxophoniste. S'inscrivant dans une lignée évolutionniste et non pas révolutionnaire, au milieu des années 1940, en compagnie des souffleurs Dizzy Gillespie et Bud Powell, il a donné naissance au be-bop. Un courant qui a bouleversé la musique comme le cubisme le fit à la peinture. Conjuguant technique incroyable et innovations stylistiques époustouflantes, Bird, comme il fut surnommé, commence adolescent à jouer dans divers orchestres de Kansas City, à la fin des années 1930, influencé par Lester Young et Art Tatum. Son style de vie dissolu et la flamboyance de son jeu font de lui une figure iconique du jazz. Il dirige Miles Davis et Max Roach dans son propre quintette à la fin des années 1940. Ses excès de substances le rattrapent en 1955, alors qu'il était âgé de trente-quatre ans. Sa légende, filmée par Clint Eastwood dans Bird, appartient aujourd'hui au panthéon de la musique universelle.

Louis Armstrong

Louis Armstrong
Difficile de nier l'évidence : Louis Armstrong est sans aucun doute le musicien le plus influent et le plus important de toute l'histoire du jazz et de la musique. Virtuose de la trompète adulé par les fans de jazz, Armstrong est le premier joueur à émerger en tant que solo. Et même au sein des différentes formations où il apparaît, le montre sacré impose son style, ses décalages et ses fantaisies. Mais c'est aussi sa voix basse et voilée qui le place au firmament des stars. Pourtant, rien ne le prédestinait à une carrière dans la musique, et surtout pas les années passées en maison de redressement pour avoir tiré un coup de feu un soir de Saint-Sylvestre. C'est néanmoins là qu'il découvre la musique. Arrivé à Chicago au début des années 1920, il rencontre puis épouse en secondes noces la pianiste Lillian Harden. Sur ses encouragements, il rejoint pour un an la formation de Fletcher Henderson à New York. C'est en 1925 que le jeune Armstrong commence à enregistrer avec les Hot Fives puis les Hot Sevens. Sa réputation établie comme trompettiste, il se lance dans la chanson en 1927 avec "Big Butter and Egg Man", en duo avec May Alix. Dès lors, Armstrong ne s'arrête plus, enregistrant et se produisant sans relâche, au sein d'orchestres ou en solo, se classant régulièrement dans les dix premières places des charts et remplissant les salles de concert aux Etats-Unis comme à l'étranger. En 1954, le contrat avec sa maison de disque arrive à son terme, et son manager prend l'inhabituelle décision de ne plus signer d'exclusivité mais de le faire travailler en freelance pour différents labels. C'est ainsi qu'il enregistre un album hommage à Fats Waller avec Columbia en 1955 et un autre en duo avec Ella Fitzgerald pour Verve Records l'année suivante. Ayant également enregistré un opus avec Duke Ellington, Armstrong aura joué ou chanté avec les plus grands. Ayant fait ses débuts au cinéma quelques années auparavant, Satchmo apparaît dans le film "Hello, Dolly !" (1969) aux côtés de Barbra Streisand. Nombre de ses chansons ont connu un regain de popularité des dizaines d'années plus tard en apparaissant au générique de films à succès, comme "A Kiss to Build A Dream On" ("Nuit Blanche à Seattle") ou "What A Wonderful World" ("Good Morning Vietnam"). Louis Armstrong meurt en 1971, laissant une production considérable, dont l'immense majorité se classe au rang de chef-d'oeuvre.

Ella Fitzgerald

Ella Fitzgerald
Ella Jane Fittzgerald naît le 25 avril 1917 à Newport News (Virginie, Etats-Unis), dans un milieu défavorisé. Ses parents se séparent assez rapidement et l'enfant a pour figure paternelle le nouveau compagnon de sa mère, qui multiplie les petits boulots pour soutenir le foyer. La famille vit en banlieue de New York et la jeune Ella travaille elle aussi assez tôt afin de ramener de l’argent à la maison, faisant parfois office de coursier pour des joueurs locaux, dont elle transporte l’argent des paris. Sportive et bonne danseuse, elle commence à s’intéresser à la musique, se déplaçant souvent à New York pour aller s’encanailler dans les clubs de jazz.

En 1932, la vie d’Ella Fitzgerald bascule à la suite de la mort de sa mère, à la suite d’un accident de voiture. Le beau-père d’Ella meurt peu de temps après d’une crise cardiaque, laissant la future chanteuse et sa demi-sœur Frances doublement orphelines. Les deux sœurs sont recueillies par leur tante maternelle, mais la scolarité d’Ella souffre évidemment de ses vicissitudes personnelles. Après un problème avec la police, elle est envoyée dans une maison de correction, dont elle s’échappe bientôt. Brièvement sans domicile fixe, elle survit ensuite en exerçant des métiers plus ou moins louches (physionomiste dans un bordel, employée d’un tripot lié à la mafia…). En 1934, la jeune fille obtient de participer à un concours de spectacle amateur organisé à l’Apollo Theater de Harlem. Ella Fitzgerald envisage d’abord de présenter un numéro de danse mais, découragée par la qualité du numéro qui la précède, décide finalement, à la dernière minute, de chanter « Judy ». Contre toute attente, elle triomphe et récolte une ovation de la part d’un public habituellement bruyant et difficile : elle remporte le grand prix de la soirée, soit un lot de vingt-cinq dollars. Le saxophoniste et arrangeur Benny Carter, présent ce soir-là dans l’orchestre, décèle le potentiel de la jeune fille et décide de la prendre en main, la présentant à des gens du métier.

Ella Fitzgerald commence à se produire dans des petites salles, avant de se produire au Harlem Opera House : elle y rencontre le percussionniste et chef d’orchestre Chick Webb. D’abord peu convaincu par l’allure négligée de la jeune chanteuse, Webb décide de l’embaucher dans sa troupe après une prestation convaincante devant les étudiants de Yale. Ella Fitzgerald touche alors douze dollars et cinquante centimes par semaine.

The First Lady of Song

En 1936, Ella Fitzgerald enregistre pour son premier disque, « Loves and Kisses », pour le label Decca. Mais c’est avec sa version du morceau « (If You Can't Sing It) You Have to Swing It » qu’elle s’impose vraiment, en adaptant son style de chant à la mode du be-bop. En 1938, elle triomphe en enregistrant une version très adaptée de la chanson pour enfants « A-Tisket, A-Tasket », dont le disque se vend à plus d’un million d’exemplaires, demeurant aux sommets du hit-parade durant plus de quatre mois : Ella Fitzgerald est désormais une vedette.

Quand Chick Webb décède en 1939, c’est tout naturellement que l’orchestre est rebaptisé Ella Fitzgerald and her Famous Orchestra. La chanteuse tourne avec ses accompagnateurs jusqu’en 1942, date à laquelle Decca la prend sous contrat comme artiste solo. Ella Fitzgerald continue sur sa lancée et multiplie les disques, enregistrant souvent des collaborations avec des collègues jazzmen comme Louis Jordan. Son travail avec l’orchestre de Dizzy Gillespie la pousse à incorporer davantage de scat dans son style de chant, étonnant le public par ses capacités d’improvisation.

Entre-temps, Ella Fiztgerald, toujours timide et complexée par son physique, a quelque peine à stabiliser sa vie privée. Après un mariage raté avec un docker, elle finit par trouver un certain équilibre avec Ray Brown, bassiste de Dizzy Gillespie, avec qui elle adopte un enfant. A la fin des années 1940, elle travaille avec le manager et producteur Norman Granz dans le cadre de la tournée Jazz at the Philharmonic : désireux de travailler avec elle et de la faire passer au statut de vedette internationale, Norman Granz devient son manager. En 1955, Ella Fitzgerald quitte sa maison de disques pour intégrer Verve Records, label créé par ce dernier spécialement pour elle.

En 1956 et 1957, Verve frappe très fort avec trois albums de duos d’Ella Fitzgerald et Louis Armstrong, dont une reprise légendaire de « Porgy and Bess ». La vie privée d’Ella Fitzgerald n’a, hélas ! pas résisté à sa frénétique activité professionnelle et son mariage s’achève durant la première moitié de la décennie.

Song books à gogo

Lassée de chanter dans le style be-bop, Ella Fitzgerald s’illustre ensuite en interprétant des chansons de Cole Porter, pour revenir à registre plus purement jazz. Ella Fitzgerald Sings the Cole Porter Song Book est le premier d'une série de huit albums, constituant le plus haut point de la discographie d’Ella Fitzgerald et des sommets du jazz. Dans chaque album, la chanteuse interprète le répertoire de grands noms de la musique américaine, dans des versions triomphalement accueillies par le public : après Cole Porter, ce sont Richard Rodgers et Lorenz Hart, puis Duke Ellington, Irving Berlin, George et Ira Gershwin, Harold Arlen, Jerome Kern et, enfin, Jonny Mercer, qui ont l’honneur d'être interprétés par Ella Fitzgerald.

Si le public est enthousiaste devant ces anthologies du jazz, les compositeurs ne le sont pas moins, Ira Gershwin déclarant pour sa part n’avoir jamais réalisé que ses chansons étaient si réussies avant de les entendre interprétées par Ella Fitzgerald. La chanteuse bat des records de popularité et multiplie les apparitions télévisées, devenant l’une des figures musicales les plus familières du public américain. Elle empoche le Grammy Award de la meilleure chanteuse de variétés en 1959, 1960 et 1961, puis à nouveau en 1963 : les Grammy Awards sont en quelque sorte sa cérémonie fétiche, qui la verront empocher quatorze trophées au cours de sa carrière (dont un « Lifetime Achievement Award » – c'est-à-dire « Récompense pour l'ensemble de l'œuvre » – en 1967).

Ella Fitzgerald se montre entre-temps active dans la lutte contre les discriminations, qu’elle s’emploie à braver : grâce au soutien de Marilyn Monroe – qui s’engage auprès du propriétaire à venir tous les soirs dans la salle, au premier rang, si la chanteuse est engagée – elle est la première artiste noire à se produire au Mocambo, célèbre night-club des années 1950, se garantissant ainsi les meilleures salles du pays pour le reste de sa carrière. Plus discrètement, Ella Fitzgerald se montre particulièrement active dans le soutien caritatif aux enfants défavorisés.

Infortunes et fortunes

En 1963, Verve Records est acheté par MGM, mais la transaction fructueuse va s’avérer à double tranchant : les goûts du public ont changé et le jazz tend à céder du terrain au rock’n’roll et à la pop music. En 1967, MGM ne renouvelle pas le contrat d’Ella Fitzgerald, qui se retrouve contrainte de passer d’un label à un autre pour se faire éditer. En 1972, elle est relancée par le succès de l’album live Jazz at Santa Monica Civic '72 : Norman Granz, enhardi, fonde une nouvelle maison de disques, Pablo Records, pour éditer à nouveau lui-même la « Grande Dame du Jazz ».

En 1974, Ella Fitzgerald donne durant deux semaines une série de concerts au Caesar’s Palace de Las Vegas, en compagnie de Frank Sinatra et Count Basie. Toujours très active et collectionnant toujours les honneurs, la marraine de la chanson américaine voit néanmoins sa santé décliner : sa voix devient moins douce et elle choisit souvent des chansons aux phrases brèves pour ne pas fatiguer son timbre légendaire. Si elle demeure très présente sur scène – en 1981, on la voit se produire à la Maison Blanche, en présence du Président Ronald Reagan –, Ella Fitzgerald est, avec le passage des ans, de plus en plus handicapée par des problèmes de santé et de vue. En 1986, elle subit un quintuple pontage coronarien et les médecins lui diagnostiquent un diabète. Malgré des pronostics alarmistes sur sa capacité à chanter à nouveau, malgré encore l’inquiétude de ses proches, Ella Fitzgerald remonte sur scène et multiplie les concerts.

En 1987, Ronald Reagan lui accorde la National Medal of Arts ; le gouvernement français n’est pas en reste, qui la bombarde Commandeur des Arts et Lettres. C’est le sommet de la gloire pour Ella Fitzgerald, qui se produit en 1991 au Carnegie Hall de New York, donnant son vingt-sixième concert dans ce lieu prestigieux. C'est, hélas ! sa dernière prestation publique : son diabète s’aggrave et la rend presque aveugle. En 1993, la maladie atteint un tel stade qu’elle doit être amputée des deux jambes.

Encore capable d’enregistrer occasionnellement quelques airs, Ella Fitzgerald n’est plus, physiquement, que l’ombre d’elle-même : entourée de sa famille, elle meurt à Beverly Hills le 15 juin 1996. Un an auparavant, la réédition de l’intégrale de ses Song Books avait obtenu un Grammy Award du « Meilleur album historique ». Historique à plus d’un titre, car la carrière d’Ella Fitzgerald fait d’elle l’une des figures les plus emblématiques d’un paysage musical américain en perpétuelle mutation : incarnant jusqu’au symbole, à l’égal de Billie Holiday et Nina Simone, le mythe de la grande chanteuse noire de jazz.

Copyright 2014 Music Story Benjamin D'Alguerre

Un sélection d'albums

None

Tony Allen

Film Of Life

Film Of Life
Du haut de ses soixante-quatorze ans, à l'heure de rembobiner ce Film of Life attenant à une autobiographie parue en 2013, Tony Allen peut être fier de son parcours de batteur et inventeur de l'afrobeat au côté de l'immense Fela Kuti. Non seulement il est à l'origine d'un genre - l'afrobeat - qui s'est répandu dans le monde entier et continue de flirter avec le rock, mais il a su développer son style et le faire voyager au gré de collaborations musicales inattendues. Ce dixième album en son nom démontre une nouvelle fois l'étendue de son registre tout comme il adresse un regard rétrospectif sur une oeuvre riche et ouverte.

En compagnie des trois Jazzbastards français (Ludovic Bruni, Vincent Taeger et Vincent Taurelle), de musiciens fidèles et de quelques invités au rang desquels figure le complice Damon Albarn, le maître des fûts cultive autant le rythme que les compositions. La finesse et la précision de son jeu, porté sur l'utilisation des cymbales charleston et une frappe souple aux toms, continue d'envoûter comme par le passé et ceci, au service d'un jazz hérité du be bop ou d'un funk tourné vers le futur. Au micro sur les deux premiers titres, Tony Allen ouvre la malle aux souvenirs de « Moving On » au milieu des cuivres et des choeurs et s'indigne contre le sort des migrants économiques dans « Boat Journey », un titre auquel fait écho « Go Back », le morceau-phare avec Damon Albarn, qui compose également « Tiger's Skip », instrumental illuminé par son mélodica fétiche.

En dépit de la prédominance du rythme qui occupe une place centrale, Film of Life n'est pas un album de batteur au sens historique de la formule. Peu porté sur les démonstrations, Tony Allen préfère enrichir sa musique de sonorités psychédéliques (« Afro Kungfu Beat », appuyé par la guitare d'Indy Dibongue) ou futuristes (« Ewa ») ou laisser la parole à des intervenants comme le chanteur Kuku (comme lui d'origine nigériane) sur « Tony Wood » ou le duo Adunni et Nefretiti sur « Ire Omo ». Les amateurs de transe afrobeat ne sont guère oubliés grâce aux effluves cuivrées et rythmées de « Koko Dance » et « African Man », teintées de synthétiseurs. Musicien d'exception, Tony Allen allie sa science à une ouverture musicale exemplaire.

None

Norah Jones

...featuring

...featuring
Le minois mi-dubitatif mi-sourcilleux du cliché en recto offre un éclairage assez passable quant à l'entreprise de Featuring..., album qui, non seulement remonte le fil du temps comme un brave petit saumon mélodique, mais ne s'arrête dans l'exercice que sur les duos enregistrés depuis 2001 par l'une des filles de Ravi Shankar, qu'elle en soit leader, ou simplement invitée.

Ainsi, en un copieux programme (dix-huit chansons), on aura le plaisir, ou la surprise, ou les deux, de retrouver Miss Jones en compagnie de partenaires célèbres ou pas, et décalés ou pas. L'axe familial est alimenté par des sessions communes avec deux groupes récréatifs de la dame (les très country The Little Willies, dans une reprise du « Love Me » immortalisé par Elvis Presley, et El Madmo), alors que certains noms fameux viennent compléter de brillante façon la carte de visite. The Foo Fighters quittent momentanément Seattle pour le très bossa « Virginia Moon », Willie Nelson ne peut s'empêcher de laisser miroiter la saveur des vieux pots dans un « Baby It's Cold Outside » en languide honky-tonk, alors que c'est toute la mélancolie des fanfares néo-orléanaises qui résonne dans le « Ruler Of My Heart » (signé Naomi Neville, mais sous évidente influence Otis Redding) interprété en compagnie du Dirty Dozen Brass Band. La musique de jeunes - et urbaine - reste dignement représentée par les participations d'Outkast (comme à l'accoutumée là où on les attendait pas, dans le très acoustique « Take Off Your Cool »), ou du très souple et insidieux Q-Tip. « Little Lou, Prophet Jack, Ugly John » permet de retrouver Belle and Sebastian dans une chanson parfaitement after-hours qui avait, il y a quelques semaines à peine, fait les (presque) beaux jours du nouvel album du groupe de Glasgow, alors que le duo avec Ryan Adams (« Dear John », par ailleurs composition commune des deux jeunes gens) atteint aisément le statut de chanson prééminente de la sélection, concurrencée par une reprise d'un standard de Joni Mitchell (« Court & Spark »), où Norah Jones se voit accompagnée par le tendre et élégant clavier d'Herbie Hancock. Figure naturellement au menu le duo où Ray Charles et la chanteuse, grâce à leur visite de l'incunable « Here We Go Again », obtinrent en 2005 le Grammy Award de la chanson de l'année.

Donc, Norah Jones, sans vraiment de leadership de l'entreprise (elle ne signe pratiquement aucune partition de l'album), mais grâce à la munificence d'un carnet d'adresses copieusement rempli, offre avec Featuring... un bouquet de rencontres déjà saupoudré de nostalgie, et, à la marge, la démonstration sans affèteries qu'elle peut évoluer confortablement dans des contextes passablement inhabituels. De quoi patienter en attendant le nouvel album de la jeune femme. Le vrai.

None

Ray Charles

At Newport (original Jazz Sound)

At Newport (original Jazz Sound)
Le 5 juillet 1958, Ray Charles occupe la scène du Festival de Jazz de Newport. Il bouscule la tradition, offrant au public passablement éberlué de somptueuses et éruptives versions de « I Got A Woman » (plus de six minutes de délire orgiaque), de « Talkin’ About You » et de « The Night Time Is The Right Time ».

Le choix de certaines pièces plus aptes à séduire un public de jazz (dont le « Blues Waltz » de Max Roach, ou un « Sherry » signé Crawford) ne jugule pas le caractère particulièrement électrique de l’homme de scène qu’il est alors devenu. Il est accompagné dans cette croisade de la danse par, entre autres, David « Fathead » Newman au saxophone ténor, le trompettiste Marcus Belgrave et Hank Crawford au saxophone alto. Sorti en single, « The Night Time Is The Right Time » atteindra une très confortable cinquième place des hit-parades Rhythm ‘n’ Blues.

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