La chronique
Destroy, vous avez dit D.E.S.T.R.O.Y. ? Sûr que Kap Bambino ont appris à épeler ce mot très jeunes. Leur subsconscient est marqué par un croisement de riffs punks sauvages, de synthés livrés à eux-même, de hurlements torturés.
De Lene Lovich à Suicide, leurs influences sont ancrées dans le tournant des années 80, versant artistes maudits. Zero Life, Night Vision renferme pourtant baucoup de vie et de visions.
Kap Bambino crée un déluge permanent, des vagues qui ne refluent jamais, ils sont des terminator de l'electro, cherchant l'amour dans la confrontation physique.
Zero Life, Night Vision, contient des titres parfaitement explicites dont « Kaos Killer », « Warriors », «Took Life » , la durée de ces jets d'acide de batterie n'excède pas les trois minutes. « Zero Life » est un manifeste psychobilly de moins de deux minutes, capable d'anéantir une planète entière de créatures visqueuses.
Kap Bambino est bien le duo le plus ultime apparu en France ces dernières années, ils ressucittent à eux seuls une certaine idée du D.I.Y (Do It Yourself)
François Alvarez
Réagissez