La chronique
Le troisième album Wow consacre les Superbus comme le groupe de rock français tous publics de référence. Plus abouti que les précédents, cet opus mélange différentes influences sur une échelle allant de la power pop au punk californien. Jenn s’explique : « On a évolué, pris des risques. Ça nous a beaucoup plu de faire ça, on a tout réalisé nous-mêmes, seuls. On a rajouté un peu d’électronique, un peu de clavier aussi ».
Avec une fraîcheur égale, Superbus aborde différents sujets, aussi bien les relations humaines, de l’homosexualité féminine (la déclaration de Jen dans « Lola »), du slam (« Travel the World » et son clip fantaisiste), que la vie du groupe en lui-même. A ce sujet, c’est le premier du nouveau batteur Greg Jacks en provenande de No One Is Innocent.
Wow est un véritable grenier de styles musicaux où se côtoient le son vintage limite garage des années 60 (« Bad Boy Killer », « Breath »), une touche de disco et la power pop des années 80, avec ce savoureux mélange des langues française et anglaise dans ces petits bijoux de rock électro que sont « Tiens le fil », « Over You », « Travel the World ». Même si c’est bien entendu le très kitsch « Butterfly » qui rafle la mise dans les playlists. A ne pas rater, la petite perle « On Monday » et sa douce mélodie et sa production épurée. En ouvrant son horizon et en s’aventurant dans des styles aussi variés que risqués, Superbus offre le meilleur de lui-même dans cet album de pop efficace et survitaminée.
Jamila Wahid
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