La chronique
Le groupe temporairement devenu « Cure » pour une raison mystérieuse (le « The » reviendra pour le disque suivant) produit, dans la lignée de Disintegration, un album plus accessible et apparemment moins triste (sauf si on se penche sur les textes !).
Les guitares saturées sont à la fête (Perry Bamonte délaisse les claviers pour en ajouter une troisième couche), probablement sous l’influence de Porl Thompson, qui va bientôt quitter le groupe pour rejoindre celui de Jimmy Page et Robert Plant... En cette période « grunge » de l’après Nevermind, The Cure sonne presque comme un groupe de la nouvelle génération, The Smashing Pumpkins, qui ne cachent pas leur admiration pour la formation de Robert Smith : la boucle est bouclée !
Ce disque, peut-être le plus accessible de The Cure, obtient encore plus de succès que les précédents (n°1 direct en Angleterre, n°2 aus Etats-Unis). Le succès des singles « High » (n°42 du Billboard) et « Friday I’m In Love » (n°18) amènera un tout nouveau public au groupe. Revers de la médaille : il est mal accueilli par la critique et par certains fans purs et durs. Commentaire désabusé mais pertinent de Robert Smith : « Les gens qui aiment « Friday I’m in Love » ne sont pas vraiment fans de The Cure. Ce ne sont pas eux qui achètent mes disques. »
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