La chronique
Le vent ne souffle pas qu’en Arizona, mais aussi en Belgique. Bienvenue au Western. Ce deuxième album est délibérément plus rock et surtout plus varié musicalement. Saule, auteur-compositeur-interprète de tous les titres a fait appel à Seb Martel pour la réalisation et les arrangements (M, Camille, Emily Loizeau) et à Olivier Lude pour le mix (Vanessa Paradis).
L’album s’ouvre sur «Personne», magnifique duo avec Dominique A, au texte subtil: «Je n’ai personne où aller / Pas de ventre où poser ma tête, pour écraser la petite bête qui me ronge». Saule explore divers terrains musicaux. L’orientalisant « Comme un nuage » surprend. Beat-box et guitare dans « Saule 2 ». Puis, l’artiste convoque une fanfare dans le festif «Nanana» ! Un titre que Bénabar dont Saule fait la première partie aurait bien pu intégrer à son répertoire. Les thèmes sont différents d’un titre à l’autre : l’amour usé dans « Rupture », un des meilleurs morceaux, la vie d’un SDF dans « Petite misère ».
On retrouve la veine minimaliste du premier album dans «Bienvenue» ou la chance pour un enfant de naître au bon endroit de la planète. Saule a une manière originale de dépeindre le monde sans tomber dans la caricature. L’album réserve quatre bonus dont une reprise décevante de « Wonderful Life » de Black.
Paula Haddad
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