La chronique
Au dos de la pochette, un plan de métro new-yorkais, avec 17 stations à parcourir. À l'intérieur, un CD dont le matériau rappelle le toucher du vinyle. Pas de doute, Akhenaton et Faf Larage ont pensé leur projet, dédié à la Grosse Pomme, pur hommage au hip-hop : We Luv New-York.
C'est en partie là-bas que tout a commencé. Et les deux MC marseillais s'en souviennent. « We luv New York », « On rêvait New York » rappellent ces années de découverte et d'apprentissage. Le deuxième morceau, produit par les Suisses GR&F s'impose comme l'un des meilleurs titres, grâce à une production offensive, qui adhère au concept, mais adoucie par des ch?urs féminins. « The Show », autre titre phare de l'album, au son old school revient sur la naissance du hip-hop.
Le duo complémentaire se lâche dans un exercice qu'il connait, la critique des « fake » (« Le Sens du mot flow », « T'es pas là », « T'es où ? »). Sans brio. Il est meilleur dans le même exercice, quand il y met une dose d'humour incisif pour descendre les rimes pourries d'un MC incompris (« In Memory of Your...»). Toutefois, au rayon ego trip, on est vite repus de « punchline ».
Un disque de Marseillais ne saurait exister sans critique sociale. « M.R.S » et le magnifique « Ni fouet, ni maître » (version RMX) jouent efficacement leur rôle. We Luv New York est un disque inégal mais qui respire la sincérité de deux vétérans toujours aussi passionnés par leur art.
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