La chronique
Du live, du live, du live. Alors qu'elle sera de nouveau en concert en France et à l'étranger en 2011, Vanessa Paradis revient avec un quatrième album enregistré en public. L'été dernier, c'est à l'Opéra Royal de Versailles qu'elle s'est produite dans le cadre de sa tournée acoustique. Elle déroule ainsi 21 titres de son répertoire comme un voyage musical autour de sa longue carrière.
« Pourtant » ouvre le bal royal, magnifié par un quatuor à cordes. L'ensemble des titres est nappé de violons, violoncelle et alto, ce qui fait ressortir la magie de certaines ballades (« Junior suite », « Bliss »). La chanteuse s'accompagne, elle, à la guitare rythmique, notamment sur « St-Germain », là encore touché par la grâce de l'acoustique. Vanessa Paradis a confié les sublimes arrangements à Albin de la Simone, qui officie au piano électrique. Il réussit à transcender certains titres plus faibles du répertoire de l'artiste comme « L'incendie ». Le public écoute la moindre note religieusement, mais intervient ici et là, sur « La Mélodie » et « Sunday Mondays ».
« Joe le taxi » traverse Versailles. L'orchestration intimiste, sans le saxo jaune, donne une dimension très sombre à la rengaine de Roda-Gil. On redécouvre « Be My Baby » dans une version totalement épurée, en partie sifflotée par Albin de la Simone. L'ère « gainsbourienne » n'est pas oubliée. « Dis-lui toi que je t'aime » reste intemporel, peu importe l'habillage sonore.
La reine Paradis avait repris « L'eau à la bouche » lors d'une tournée. Là, elle revisite l'indémodable « Le Temps de l'amour » de Françoise Hardy. Dépouillé de sa robe sixties, le titre prend une couleur orientale. « Marylin & John » referme ce live digne de la splendeur des lieux.
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