La chronique
L’album de reprises est devenu une étape incontournable dans la carrière d’un artiste. Lara Fabian propose, elle, un disque exclusivement féminin. Elle voulait rendre hommage aux chanteuses qui ont accompagné sa vie. On y retrouve de grands interprètes (Céline Dion, «L’amour existe encore») et des auteurs-compositeurs majeurs (Véronique Sanson, «Amoureuse»).
Le premier extrait « Soleil, Soleil », un titre de Nana Mouskouri surprend, par son registre dansant. Lara Fabian avait habitué son public à un répertoire moins lumineux. La voix de Lara est particulièrement mise en avant. Son timbre imprime les titres au point que ce répertoire semble lui appartenir. Mais certaines chansons sont trop entendues («L’hymne à l’amour», «Il venait d’avoir 18 ans»). Une reprise ne change rien. Il y a une bonne surprise, «Gottingen» de Barbara, dans une version totalement décomplexée !
Les arrangements choisis sonnent souvent variété, avec un parfum estival, ce lui enlève une certaine gravité aux chansons mélancoliques. Mais cette approche est intéressante pour faire découvrir des morceaux moins connus comme «J’ai douze ans» de Diane Dufresne, une reprise inattendue. «Ca casse» (Maurane) est le plus beau cover de l’album. D’autres versions sont séduisantes comme «Nuit magique» (Catherine Lara) et «Message personnel» (Françoise Hardy). L’album comporte un inédit «Toutes les femmes en moi ». Uniquement pour les fans.
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