La chronique
Encore sous le coup de l’euphorie qui a suivi l’excellent accueil critique reçu par Hollywood Town Hall, le groupe sait malgré tout qu’il n’a pas réussi à vendre son album par palettes entières au point de devenir une valeur sûre.
Maîtrisant désormais parfaitement son registre folk sur le bout des doigts, la formation emmenée par Louris et Olson s’essaie à quelques arrangements plus marqués par la pop des sixties et des seventies. Une discrète nouvelle couleur vient alors s’ajouter à la palette sonore du groupe, ce dernier n’ayant jamais coupé les ponts avec sa base folk.
The Jayhawks réussit à proposer du changement dans la continuité. Reconnaissables entre toutes, leurs mélodies semblent un peu plus légères que par le passé. Une légèreté qui n’empêchera guère les compères de livrer un véritable morceau de rock’n’roll comme ce « Ten Little Kids » offrant un solo de guitare gorgé de sueur et une fin tout en larsen.
Et comme il est agréable de découvrir un album enregistré entre amis, on ne peut qu’apprécier les collaborations de Victoria Williams sur deux titres ou de Sharleen Spiteri (Texas) sur « Bad Time », la reprise de Grand Funk Railroad. Passionnant à plus d’un titre, Tomorrow the Green Grass est le dernier album du groupe enregistré avec Mark Olson.
Il s’en ira au bras de Victoria Williams (le morceau « Miss Williams’ Guitar » lui étant dédié sur ce disque) avec qui il sortait à l’époque pour fonder Original Harmony Ridge Creekdippers. Un départ qui obligera Louris à revoir en partie sa manière de composer.
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