La chronique
Oubliée l’ambiance dépouillée et minimaliste qui a fait sa réputation. Pour cet opus, Cat Power prend son public et les professionnels à rebours en proposant un album où la soul et la country dominent sur son registre habituel.
Originaire du sud des Etats-Unis, la chanteuse revient à la musique de son enfance en enregistrant The Greatest dans les fameux studios Stax de Memphis, aux côtés du non moins célèbre Al Green. Même si les ballades de Cat Power sont toujours d’actualité, les chœurs et la présence de nouveaux instruments notamment les cuivres et un ensemble de cordes confèrent à sa voix fragile une tonalité plus chaude.
Comme l’annonce le titre, cet album réunit le meilleur de la musique américaine. Cat Power réussit le pari fou de s’attribuer les chansons en ne gardant comme base originale que les paroles. Les mélodies et arrangements sont ses propres créations, et l’on se retrouve à écouter des morceaux comme si nous les entendions pour la première fois.
Les onze titres surfent sur le registre de l’émotion et de la tristesse, mais étonnement, c’est une tristesse douce, chaleureuse à laquelle la chanteuse ne nous avait pas habitué et qui lui va comme un gant. Une belle performance soul qu’elle défend sur scène accompagnée du groupe The Memphis Rhythm Band sur toute la tournée 2006.
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