La chronique
L’album qui a permis aux Flaming Lips à émerger de l’obscurité underground nantie d’expériences excentriques et d’un petit hit quatre ans plus tôt, est toujours considéré comme leur meilleure réussite.
Bien qu’il soit en partie composé de morceaux laissés pour compte du concept Zaireeka, The Soft Bulletin est une collection passionnante de vignettes pop ou néo psychédéliques, bénéficiant d’un son éblouissant grâce à Dave Fridmann encore (l’écoute au casque est renversante), et il a même été à l’époque avantageusement comparé au chef d’œuvre des Beach Boys Pet Sounds.
Si les mélodies sont plus accessibles qu’auparavant (« Feeling Yourself Disintegrate » qui sera utilisé en 2005 par la marque française de vêtements Celio comme fond musical de leur spot publicitaire), Wayne Coyne et Steven Drozd (qui se prend toujours pour John Bonham) utilisent toujours des effets électroniques non gratuits qui collent à la texture des morceaux.
« Race for the Prize » qui débute l’album, lui donne le ton, comme un pont entre le rock des années 60 et celui des années 90. The Soft Bulletin est d’ailleurs souvent cité comme l’un des meilleurs albums de rock de cette décennie.
A tel point qu’en 2006 Warner a édité une version double CD accessible au système audio 5.1 (DVD audio), avec un titre supplémentaire sur la version américaine.
Jean-Noël Ogouz
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