La chronique
Plus rien ne semble arrêter le rappeur qui enchaîne les millions de disques vendus. L’album se veut plus introspectif encore que The Marshall Mathers LP, laissant davantage entrevoir les interrogations et failles du rappeur. Il se devait de s’exprimer, après les attaques du magazine The Source, qui l’accusait de racisme après avoir retrouvé un ancien enregistrement d’Eminem se montrant peu tendre sur une ex-Noire.
Il fait donc le point sur les personnes déformant ses propos sur « Cleanin’ Out My Closet », s’avère plutôt loquace à propos du gouvernement américain dans « White America », explicite les événements durant lesquels il frappa le videur (qui avait embrassé sa future ex-femme Kim), évoque son statut de superstar du rap dans « Sing for the Moment » ou encore ses relations avec sa fille sur « Hailie’s Song ».
Comportant, comme dans chacun de ses albums, des paroles sulfureuses, The Eminem Show vaudra à son auteur des représailles judiciaires à cause de celles de « Say Goodbye Hollywood ». Le contenu se veut donc moins misogyne ou homophobe, déclenchant peu ou prou de réactions outrées de la part des diverses associations s’étant manifestées jusque là.
La production est en grande partie assurée par le rappeur lui-même, assisté de son acolyte musical de toujours Jeff Bass. Ce qui ne change rien à son succès, vendant dans le monde un petit million de disques de moins que le précédent, ce qui arrête son compteur des ventes à 20 millions.
DaBee
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