La chronique
Original programme pour ce disque 100% russe dans sa programmation. Malgré sa fuite du régime de l'URSS en Estonie, Neeme Järvi n'a jamais rejeté la musique du grand frère communiste. Enregistré en 1990 avec « son » orchestre Symphonique de Göteborg, ce récital regroupe tout ce qui fait le génie de Neeme Järvi.
Des compositeurs du XXème siècle, une inspiration du nord de l'Europe et une interprétation excellente dirigée avec panache par l'Estonien.
Au menu de ce petit bijou édité par Deutsche Grammophon, Piotr Ilyich Tchaïkovski, avec « l'ouverture solennelle 1812 Opus 49 » et les « Slavonic march Opus 31 ». Un début très solennel qui aboutit à deux extraits d'Alexandre Borodine dont le fameux « Polovtsian Dance from Prince Igor » extrait de l'opéra prince Igor.
Si Neeme Järvi est surtout connu pour ses ?uvres symphoniques, il nous livre ici une maîtrise dans les ?uvres chantées. Une maîtrise sans réelle surprise qu'on retrouve dans ses enregistrements de Wagner chez Chandos. Le ch?ur symphonique de Goteborg sous la direction de Ove Getting fait corps avec l'orchestre.
L'album se termine par le « Russian Easter Festival, ouverture opus 36 » et le « Capriccio Espagnol Opus 34 » de Nicolaï Rimsky-Korsakov.
Puissant, maître d'armes, Neeme Järvi ne fait qu'un avec l'orchestre Symphonique de Göteborg. Les trois compositeurs russes trouvent en Neeme Järvi un ambassadeur de premier choix. ?uvre facile d'accès avec ces « hits » du classique, ce récital russe permet à la fois la découverte de la richesse du XIX et XXeme siècle russe et propose une interprétation puissante, limite wagnérienne, où le ch?ur fait symbiose avec l'orchestre.
Du pur Neeme Järvi.
Frédéric Neff
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