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Joyce Jonathan

Sur Mes Gardes + Clip

Joyce Jonathan
Album
Durée : 42:20
Genre : Variété française
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Warner, 2010
Label: WM France Affiliated Labels/WM France
MP3 - poids : 71,9 Mo
Interprète(s) : Joyce Jonathan
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Écouter un extrait 01 - L'Heure Avait Sonné 03:37 1,29€
Écouter un extrait 02 - Pas Besoin De Toi 03:08 1,29€
Écouter un extrait 03 - Je Ne Sais Pas 03:37 1,29€
Écouter un extrait 04 - Ma Musique 03:28 1,29€
Écouter un extrait 05 - Au Bar 02:42 1,29€
Écouter un extrait 06 - Prend Ton Temps 03:19 1,29€
Écouter un extrait 07 - Un Peu D'Espoir 03:19 1,29€
Écouter un extrait 08 - Bien Trop Simple 03:17 1,29€
Écouter un extrait 09 - Sur Mes Gardes (Avec Tété) 02:47 1,29€
Écouter un extrait 10 - Tant Pis 03:32 1,29€
Écouter un extrait 11 - Les Souvenirs 03:18 1,29€
Écouter un extrait 12 - Le Piège 03:05 1,29€

La chronique

Elle est très jolie et a vingt ans, mais l'on sait pertinemment que cela ne suffit plus dans le royaume enchanté des refrains populaires, désormais : Joyce Jonathan est une jeune fille (femme ?) moderne, au sens plein et entier, pour preuve sa reprise, gorgée d'une autorité farouche et distante à la fois, de la « Sexy Bitch » de David Guetta, offerte il y a quelques mois sur la toile. Une pionnière, également, puisque, justement, première artiste à avoir financé ses premières ?uvres grâce à un site Internet, et ses fidèles affidés. Le conte de fées aurait pu ici s'interrompre : la suite de l'histoire s'est écrite grâce au talent de la chanteuse, et à l'accomplissement des rêves d'une enfant (cours de piano, de chant, ou approche autodidacte de la guitare, ne l'auront pas même découragée).

Ensuite (et pour ce premier album, donc), il y a l'heureux coup de pouce d'un destin qui prend les traits de Louis Bertignac : l'ex Téléphone accepte de produire l'album (privilégiant les sonorités authentiques, à forte dominante acoustique). Ce beau galop d'essai du naturel prend ainsi force et vigueur dès l'ouverture du disque, un « L'heure avait sonné » aux notes bleues, et aux ch?urs faussement dilettantes, au piano en cascade, et aux peaux de tambours plutôt caressées par les balais, que brutalisées par des tempi faciles, et dans l'air du temps.. Le deuxième single extrait du disque, « Pas besoin de toi » décline en confidences sur l'oreiller, à la fois la difficulté d'aimer, et à la fois la détermination des dames d'aujourd'hui. Et le programme s'achèvera d'une façon plutôt culottée (un piano, un glockenspiel, et quelques cordes rêveuses, en fourreau de la voix délicate et fragile), dans l'évocation de « Les Souvenirs », que l'on peut revendiquer comme lorsqu'on est tous un peu dans le rêve.

Entre-temps, Tété aura offert son swing inimitable dans la chanson-titre, ode à la nostalgie, claquements de doigts inclus. Surtout, et partout ailleurs, Joyce Jonathan aura développé son sens de la chanson d'amour (véritable profession de foi dans « Ma Musique »), l'observation pertinente des petites choses de la vie (« Au bar »), et des grands élans du c?ur (« Tant pis »). Car, avant de hâtivement classer la demoiselle dans la cohorte des nouvelles figures évanescentes de la chanson francophone (de C?ur de Pirate pour la pudeur extravagante, à Rose, en passant par quelques-autres, telles Yaël Naïm), il convient de rappeler qu'elle a choisi de chanter ses mots sur ses musiques : des histoires où l'on s'autorise à dire l'amour, et les doutes qui vont avec. En ce sens, « Je ne sais pas » (premier extrait en single, et clip, de l'album) parvient à décrypter si joliment le désir, qu'on en ressort ravi.

La pire des choses qui pourrait advenir à Joyce Jonathan serait de ne pas résister au buzz qui l'accompagne actuellement. Son envie (de voir ces chansons portées sur l'écran noir de nos nuits blanches, grâce aux rencontres avec le public qui vont avec, et qu'elle attend semble t'il avec impatience) constitue un premier rempart face à ce danger. Et les onze chansons de son premier effort la prémunissent définitivement contre ce péril, et définissent un univers de fraîcheur, d'authenticité, et de sensualité, qui génère in petto la fan attitude.

Christian Larrède

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