La chronique
A force d'investir les studios en compagnie d'orfèvres chargés de relooker sa musique et de faire briller son étoile au sommet des charts, Madonna a longtemps laissé de côté l'épreuve de l'album live. La superstar dont les shows ont toujours eu valeur d'événement utilise désormais le procédé à bon escient, lui permettant de rester dans l'actualité à l'heure où la concurrence est impitoyable.
Deuxième album en public de sa carrière après Do You Want to Know a Secret sorti en 2006, Sticky & Sweet Tour est un compte-rendu de la dernière tournée qui a sillonné le monde et rempli la plupart des stades affrétés pour l'occasion. Le disque retranscrit tant bien que mal les meilleurs moments du spectacle dans le déroulement chronologique des chansons.
Il propose donc les tableaux successifs baptisés Pimp (« Beat Goes On » avec Kanye West, « Human Nature », « Vogue 2008 »), Old School (« She's Not Me », « Music 2008 »), Gypsy (« Spanish Lesson », « La Isla Bonita 2008 ») et Rave Party (« 4 Minutes » avec Justin Timberlake, « Like a Prayer », « Ray of Light »). Quatre tableaux durant lesquels la Madone des charts s'époumone dans un brouhaha technologique approximatif, bien éloigné de la précision et de la perfection sorties des consoles multipistes.
Mises à part quelques interventions spontanées de la star en plein effort (« Fuck the rain! ») ou certains clins d'oeil à sa jeunesse (« Last nite a DJ saved my life... »), il est bien difficile de trouver du charme à cet opus rendu quelconque sans les images.
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