La chronique
Révélé par les succès de « Killer » en 1988 puis « Crazy » trois ans plus tard, Seal est surtout connu par ici pour son duo avec Mylène Farmer ( « Les Mots »). 115 millions d'albums vendus plus tard, et l'échec du dernier, System, en 2007, le chanteur de soul britannique revient avec un album de reprises, contenant onze joyaux immaculés par les ans.
De son timbre voilé et caressant, il transcende des incunables de Sam Cooke ( « A Change is Gonna Come » en single), James Brown ( « It's a Man's Man's Man's World »), et d'autres canons du genre : « If You Don't Know Me By Now » (Harold Melvin & the Blue Notes), « I Can't Stand the Rain » (Ann Pebbles), « Knock on Wood » (Eddie Floyd), ou « Stand By Me » (Ben E. King).
Aucune de ces chansons n'a de secret pour Seal qui se glisse avec aisance dans la peau des plus grandes voix de la soul, jusqu'à Otis Redding ( « I've Been Loving You Too Long »), Curtis Mayfield ( « People Get Ready ») et Al Green, par deux fois : « Free » et l'admirable « Here I Am ». Drapées dans un bel écrin par David Foster, gorgées de cuivres et de violons, ces onze perles ne trahissent nullement l'esprit originel des versions d'origine.
Soul emmène Seal au sommet du Top Albums français à l'approche de Noël, et ce n'est que mérité.
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