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James Blunt

Some Kind Of Trouble

James Blunt
Album
Durée : 41:11
Genre : Pop, Rock
sur 0 votes
Warner, 2010
Label: Custard/Atlantic
MP3 - poids : 75,4 Mo
Interprète(s) : James Blunt
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MP3
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Écouter un extrait 01 - Stay The Night 03:36 1,29€
Écouter un extrait 02 - Dangerous 03:11 1,29€
Écouter un extrait 03 - Best Laid Plans 03:29 1,29€
Écouter un extrait 04 - So Far Gone 03:34 1,29€
Écouter un extrait 05 - No Tears 03:49 1,29€
Écouter un extrait 06 - Superstar 03:48 1,29€
Écouter un extrait 07 - These Are The Words 03:22 1,29€
Écouter un extrait 08 - Calling Out Your Name 03:23 1,29€
Écouter un extrait 09 - Heart Of Gold 03:30 1,29€
Écouter un extrait 10 - I'll Be Your Man 03:36 1,29€
Écouter un extrait 11 - If Time Is All I Have 03:24 1,29€
Écouter un extrait 12 - Turn Me On 02:29 1,29€

La chronique

Le troisième album du Britannique James Blunt a été enregistré dans son propre studio de Los Angeles, trois années après le considérable succès de son prédécesseur (All The Lost Souls), et bénéficie de l'avant-garde du single « Stay The Night » (par ailleurs titre en ouverture de l'opus), mignardise pop-folk, où l'on retrouve le maniérisme vocal et le caractère inoffensif des textes (reste avec moi, on va chanter Billie Jean) qui ont fait la réputation du chanteur.

En outre, l'air de lapin triste et mal rasé (séduisant, mais les vraies femmes savent pertinemment que cela pique) s'épanouit dans les compositions suivantes : « If Time Is All I Have » est une complainte à l'épouvantable mièvrerie, enrobée du sucre glace de violons diabétiques, « Turn Me On » tente le salto arrière du climat hypnotique et rebelle, et se récupère (mal) sur le tapis des conventions, alors que « Dangerous » (sans rapport avec Michael Jackson, ne rêvons pas), initié par une ridicule boîte à rythmes, laisse malheureusement la part belle à l'articulation nasillarde de Blunt. « No Tears » démontre amplement que notre ami tente de succéder à Elton John (mais il lui manque une baroque collection de lunettes pour contempler le désastre), et on imagine que « These Are The Words » pourrait bénéficier d'un joli vidéo-clip (avec des vases qui se brisent au ralenti, comme le proposait jadis Renaud).

On suppose également que les six chansons qui suivent relèvent de la même esthétique de poncifs cacochymes, d'enfilages de perles romantico-kitsch, et d'accompagnement béat de l'auditeur. On ne sait pas, mais on a pas envie de savoir, en fait. Certains critiques (manifestement en pleine dépression), ont comparé James Blunt aux premiers jours en solo de Rod Stewart (circa « Gasoline Alley »), voire aux emportements acoustiques d'un Cat Stevens, ou à la délicatesse romantique d'Al Stewart. En lieu et place, James Blunt n'offre que de la musique sans chair, la quintessence d'un créneau de marketing occupé par des investisseurs avisés, percevant parfaitement que les (très) jeunes filles peuvent simultanément pleurnicher face à des refrains faciles et acheter beaucoup de disques.

Christian Larrède


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