La chronique
Malgré un premier album des plus impressionnants, Estelle se retrouva sans réel support de sa maison de disques après sa sortie. Décidant de continuer sur sa lancée musicale, elle se réfugie sous l'aile toujours apaisante de John Legend qui lui fournit un roster de producteurs parfaitement rodés à l'efficacité exigée dans cette industrie tout en conservant intacte la fraîcheur de la chanteuse.
Répondent donc présents à l'appel Wyclef Jean et will.i.am pour deux morceaux chacun, Mark Ronson, Jack Splash, et Swizz Beats pour un apport unitaire. Et Estelle se montre à la hauteur des espoirs placés en elle par Legend. Se montrant aussi à l'aise dans le registre du rap ou du chant, voire versant dans les relents proches du reggae rocksteady, sur « More Than Friends ». Pour « So Much Out the Way » produit par un Wyclef fortement inspiré de « So Much Things to Say » de Bob Marley, elle se démultiplie au microphone pour se retrouver à chaque extrémité du spectre sonore.
Le thème générique reste l'amour, le réclamant sur « Pretty Please », jouant avec sur « Wait a Minute », le magnifiant sur justement « Magnificent ». Cet album devrait finalement faire d’elle une artiste reconnue des deux parts de l'Atlantique, tout comme l'atteste sa collaboration parfaite avec Kanye West sur « Americain Boy ». Il pleut souvent à Londres, comme le précise la chanteuse sur « In The Rain », mais tout le monde est à l’abri avec un tel arc en ciel musical.
DaBee
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