La chronique
L'auteur éponyme de l'album Robert Post (2005) doit la concrétisation de ses aspirations à sa bonne étoile. Prendre un producteur anglais en course, alors au volant de son taxi, tient du heureux hasard. Le Norvégien, à qui la vie semble sourire, a justement séduit celui-ci par l'optimisme de sa musique, avec le simple « Got None » au balancement chaloupé, dans un style proche des Beatles. Robert Post nous livre une musique pop-rock sans surprise mais enjouée (« Silence Makes Him Sick » ; « High Tide »), alternance de douces ballades (« Every thing is Fine » ; « Far Away from this Time ») et de refrains plus rock (« Newborn » ; « There's One Thing »). Soigneusement arrangé, l'album nous gratifie de quelques sonorités de piano, de cordes ou de harpe (« Ocean and a Tear »). Rêvant de bateaux et d'oiseaux, ce chanteur épris de liberté convie à arpenter landes et horizons norvégiens vastes et lumineux.
Sophie Lespiaux
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