La chronique
En 1991, Bernard Haitink enregistre Der RosenKavalier de Richard Strauss pour le label EMI.
Il dirige à Dresde le Staatskapelle Dresden. Le choix de Dresde n'est pas un hasard. Pour célébrer les 80 ans de l'?uvre, Bernard Haitink s'est rendu dans la ville où Richard Strauss a composé l'opéra.
A ses côtés, un casting de haut niveau avec entre autres le basse Kurt Rydl, le baryton Franz
Grundheber, les ténors Richard Leech et Graham Clark, la mezzo-soprano Claire Powell et les sopranos Barbara Hendricks et Dame Kiri Te Kanawa.
Un disque hommage qui met les petits plats dans les grands pour célébrer cet opéra en trois actes, enregistré dans sa version originale de 3 heures 24.
Dans cet opéra qui fait la part belle aux voix de femmes, les rôles masculins ne sont pas en reste, comme dans « Der Rosenkavalier Op. 59, ZWEITER AKT/ACT 2/DEUXIEME ACTE/ATTO SECONDO : Hab' nichts dawider ».
Bernard Haitink dirige un orchestre qui impose sa puissance dans les phases plus narratives et s'éclipse quelques fois devant les voix. Bernard Haitink apporte une tension dans l'orchestre, toujours à la pointe de l'explosion, sans tomber dans la paraphrase. Même diminué, même en arrière plan, l'orchestre reste là, présent, avec son intensité. Anne-Sophie Von Cotter, Dame Kiri Te Kanawa et Barbara Hendricks sont au sommet de leur art et excellent sur cette ?uvre.
Au delà de la qualité de l'orchestre et du trio de femmes, cet enregistrement du RosenKavalier nous fait presque oublier la version enregistrée avec Karajan et Elisabeth Schwarzkopf.
Le trio final reste incontournable. Avec « Der Rosenkavalier Op. 59, DRITTER AKT/ACT 3/TROISIEME ACTE/ATTO TERZO: Heut' oder morgen oder den üb » les trois femmes, Anne-Sophie Von Cotter dans le rôle d'Octavian, Kiri Te Kanawa dans celui de Marschallin et Barbara Hendricks dans le rôle de Sophie, concluent cet opéra tout en lenteur, prenant volume et puissance avec l'apparition de chaque voix.
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