La chronique
En ce qui concerne ce troisième album de Christophe Willem, l'amour et la haine (en larmes, ou indélébile) en est la fondation, et la dance music et l'electro ses fenêtres ouvertes vers l'extérieur.
C'est en effet le directeur artistique et compositeur Steve Anderson, particulièrement performant dans les spectacles et concerts se déroulant dans de conséquentes arènes, qui a été chargé de la production de ces douze chansons, un garçon définitivement attaché au nom de...Kylie Minogue (il a produit Aphrodite, dernier album en date de la dame), qui est ici créditée à la composition de « Pas si loin », scansion pétaradante illuminée par des claviers vintage.
Pour le reste, c'est la chanteuse franco-algérienne Zaho qui a largement été mise à contribution au chapitre de la composition, s'immisçant en outre dans le menu par le biais d'un duo sur « Indélébile », comptine martelée avec conviction par les deux. Rares exceptions à la règle : « Cool » (claquements de doigts et guitare funky) a été composé par Olivier Schultheis, qui fut - le monde est petit - chef d'orchestre de la Nouvelle Star ; et Isabel Guzman a participé à l'élaboration du titre le plus fort de la sélection, un « Automatik », brillant exemple d'une pop propulsée au mitan du dance-floor. Enfin, Christophe lui-même a contribué à trois chansons : « Je rejoins la scène » en mélancolique errance, et « Jamais dû », chanson du départ (de l'autre) illuminée d'un orgue parfaitement liturgique. Enfin, « Falling », longue (plus de cinq minutes) ballade conclusive aux orchestrations savantes, synthétise à merveille le propos du chanteur...
...qui est d'offrir la meilleur pop qui soit, brefs instants d'éternité propices à la danse, ou à la rêverie. Par ailleurs, gageons qu'avec Prismophonic, le marché national tient un produit aisément exportable dans l'entièreté de la zone euro (Allemagne) ou ce qu'il en reste, et même ailleurs (les clubs londoniens sont dans les starting-blocks, et affûtent le triomphe).
Réagissez