La chronique
Emmené depuis le début de son histoire par les frères Keefe, Sebastian et Joe, ce groupe est devenu famille, s'est trouvé une identité et un nom en passant par la terre du psychédélisme roi, la Californie. C'est là qu'au gré de collaborations, concerts et enregistrements nourris de nouvelles influences (dont les voix féminines de Vanessa Long et Meredith Sheldon) qu'a été enregistré la quinzaine de chansons qui compose Songbook, le premier album de Family Of The Year, sorti aux Etats-Unis en 2009 et rebaptisée Our Songbook pour sa sortie en France un an plus tard. Les compositions portées par cet alliage de voix masculines et féminines sont globalement lumineuses et entrainantes. Qu'il s'agisse d'électro-pop (« Psyche or Like Scope » réussi bien qu'il sonne comme du MGMT réchauffé) ou de folk-rock (« Stupidland ») ces chansons, truffées de mélodies irrésistibles et riches ont le pouvoir de satisfaire toutes les envies, frugales ou exigeantes. Mais que les gourmets allergiques aux univers colorés et psychés se rassurent. Cette famille-là sait aussi se servir de son sens harmonique pour lorgner du côté de la mélancolie (« Summer Girl », « No Good At Nothing ») ou exploiter un côté plus troublant (« The Barn »), comme si ces fêtards n'attendaient qu'un signal sonore pour l'extinction des feux. Ce groupe perdure hors du circuit industriel musical, en déclin, grâce à un système d'autofinancement puisqu'il sollicite directement son public sur internet pour la vente de ses disques. En cela, Family Of The Year est déjà fortuné. Il est bon cependant de continuer à les encourager. Anne Yven
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