La chronique
Tout en muscle, tatouage et menace, tel un 50 Cent en import, Booba pratique sur ce troisième album un rap également américanisé à l’extrême, un rap thriller, violent et explicite, construit sur les beats efficaces d’Animalsons qui réalisent une bonne partie des instrumentaux livrés ici.
Ce qui est américain, c’est aussi la capacité de proposer de véritables tubes, comme « Boulbi », « Garde la pêche » ou « Pitbull » (sur un sample du « Mistral gagnant » de Renaud), trois chansons qui ont hanté les radios et étayé le succès phénoménal de cet album. L’impact de Ouest Side est tel qu’on entend dans les cours de récréation les jeunes utiliser des formules inventés par Booba – ce qui, après tout, reste le but ultime du rap.
Mission accomplie, Booba en 2006 effectue un nettoyage par le vide et devient le plus gros vendeur du rap hexagonal.
Jean-Eric Perrin
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