La chronique
Véritable homme-orchestre de la tradition moyen-orientale à lui seul, Abaji joue de tous les instruments. Qu'il soit à la guitare oud ou sitar, au bouzouki, à la lyre, à l'harmonica ou aux percussions, il orne ses mélopées d'une grande palette de sonorités.
Ce n'est pas le moindre des charmes de ce sixième album Origine Orients, développant ce qui est la spécialité d'Abaji, la rencontre de musiques ancestrales avec ce qu'il est convenu d'appeler le blues du désert, popularisé par Ali Farka Touré et Tinariwen.
L'album principalement instrumental dévoile des passages merveilleux (« Min Jouwwa », « Desert to Desert »), faisant entendre à l'occasion la voix du chanteur libanais et polyglotte (« Rayehh » est en français). Origine Orients est un nouveau voyage vers des musiques de terres lointaines mais proches du coeur.
Loïc Picaud
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