La chronique
Amis chanteurs, aux abris ! Un jour de sortie avec Christophe Maé, c'est un peu comme une soirée télé avec Le Mentaliste. Aucune chance d'atteindre la première place du podium ! Non seulement Maé vend des albums à la pelle, mais il déplace les foules. Près d'un million de spectateurs pour cette tournée. En témoigne ce deuxième double CD live enregistré à Bruxelles.
Difficile de ne pas entendre dès l'introduction la fameuse énergie scénique qui caractérise l'artiste. Comme dit un de ses blockbusters, il se lâche ! « Dingue, dingue, dingue », « C'est ma terre », « J'ai laissé ». Il déroule son répertoire qui bénéficie ici d'arrangements très soignés. De quoi compenser la faiblesse de certains textes, qui passent moins bien en concert dont « Nature ».
Mention spéciale à la version live de « On s'attache » qui se termine en scène de western. « Mon père spirituel » prend toute sa dimension accompagné d'une troupe gospel. « Belle demoiselle » est revisité pour un approche plus sobre. Le public venu se trémousser en redemande face à un artiste présent. « Pourquoi c'est beau » et ses ch?urs africains participent aussi à la communion.
Cadeau pour les fans, deux bonus, l'inédit sans grande saveur « Un peu de blues », coécrit avec Jean-Jacques Goldman qui annonce ce double live. Téléphone n'en finit plus d'inspirer. Après Patrick Fiori sur son live, c'est au tour de Maé de proposer sa version de « Un autre monde ». Du Maé pur jus, avec une dose de reggae pour une adaptation sautillante. Une autre façon de rêver.
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