La chronique
Christophe Maé est devenu ce qu'on appelle un « blockbuster » de la chanson française. Celui qui malgré la crise du disque, fait trembler ses petits camarades, souvent moins chanceux. L'étape du deuxième album est donc cruciale, pour confirmer un succès aussi colossal qu'inattendu. Fidèle à sa musique qui donne envie de s'évader, le chanteur a choisi un titre éloquent, On Trace La Route.
La marque de fabrique Maé n'a pas changé, avec mélodies syncopées et fédératrices, une dose de reggae et ce timbre de voix qui fait toute la différence. Le premier extrait « Dingue, dingue, dingue » ne restera pas gravé dans les annales de la chanson, le titre écolo « Nature » est plein de bons sentiments, mais l'album réserve de bonnes surprises. « Pourquoi, c'est beau », hymne gentillet à la tolérance, accompagné de ses ch?urs africains, met du baume au c?ur. On retrouve musicalement l'Afrique dans plusieurs titres dont « La Rumeur ». « On trace la route » est conçu pour électriser les foules en live, temporisé plus loin par le folk de « Donald dans les docks ».
L'artiste fait cohabiter dans un même album, la plume de Lionel Florence, de Boris Bergman et de Diam's. Celle-ci a coécrit avec Maé « J'ai vu la vie », un reggae / world music efficace, et « Je me lâche », encore un titre fait pour la scène. Leur collaboration à priori surprenante, révèle la rencontre rare en France entre les chapelles musicales ; seuls Passi et Calogero avaient tenté ce tour de passe-passe. Maé nous aura prévenus. On a le choix de tracer la route, avec ou...sans lui.
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