La chronique
L’album de la révélation et de la consécration où Radiohead dévoile enfin son véritable univers. Fait nouveau pour le groupe : il est le fruit d'un long travail de studio à Bath, et de l'entière implication de Nigel Godrich. L'équipe évoquant cette période comme très libre et créative, avec une volonté de suivre les traces de figures telles que Can ou Ennio Morricone dans leurs travaux d'investigation sur le son et l'enregistrement. Le son est effectivement ici plus lourd, avec quelques soupçons d’électro. La voix de Thom Yorke est envoutante et en perpétuelle exploration. Les paroles sont centrée sur l’homme confronté à une nouvelle ère machiniste. L'ensemble faisant de OK Computer un album hors norme, totalement en avance sur son époque.
Au départ, la maison de disque a du mal à cautionner un album si expérimental et peu porteur de promesses de ventes. Mais les membres du groupe, libres de leurs choix, finissent par imposer leur démarche. Résultat : les opinions seront unanimes : le public et les critiques se l’arrachent. L’album sera même élu meilleur album dans l’histoire de la musique par Channel 4 en 2005. Le groupe devient incontournable, voir mythique. Ce succès sera la cause d’un silence du groupe pendant plus de deux ans.
Tiffany Moulin
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