La chronique
Les Small Faces ont atteint le summum de leur créativité avec ce chef-d’œuvre psychédélique, leur meilleur album, mais aussi leur dernier.
La première face est constituée d’excellentes chansons dominées par les claviers de Ian McLagan comme « Rene », « Song Of A Baker » et « Lazy Sunday », une blague chantée avec un accent cockney à couper au couteau, qui devint un hit, au grand dam de Steve Marriott. La seconde, articulée autour d’un concept (les chansons sont liées entre elles par une narration plutôt surréaliste), place cet album à égalité avec les œuvres contemporaines également ambitieuses des Beatles (Sgt. Pepper’s), Kinks (Arthur), Who (Tommy) et autres Pretty Things (S.F. Sorrow). Ensuite, comme le dit le batteur Kenney Jones : « Je pense que nous étions tous un peu effrayés par ce que nous avions réalisé. Du genre, que faire après ça ? » La réponse allait arriver quelques mois plus tard : rien.
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