La chronique
C'est à la fin de l'année 2000 que sort ce premier album déjà attendu de la part d'un groupe dont aucun des membres n'a encore vingt ans. C'est que ce disque est précédé de la réputation de prodige de son chanteur et leader Jason Wade et de celle de Diff's Lucky Day, une première démo tombée dans les oreilles affutées de quelques gros producteurs de rock américain, tels que Brendan O'Brien.
La similitude de la voix de Wade avec celle de son ainé Scott Stapp, le chanteur de Creed, n'est pas que pure hallucination auditive, puisque ces groupes se sont tous deux abreuvés à la source post-grunge. Lifehouse aura d'ailleurs le privilège d'assurer les premières parties de Pearl Jam, après le succès considérable de cet album porté par l'étendard « Hanging by a Moment », qui fut le single le plus programmé sur les ondes des radios rock américaine en 2001.
Malgré quelques redondances, il faut avouer que l'album recèle des ces morceaux de pop-rock mélodique et enlevé, plus exalté qu'enragé, plus mélancolique que sombre, tels « Breathing », « Trying » ou encore « Only One » qui font l'unanimité.
No Name Face, un disque qui a la tête de Monsieur-Tout-le-Monde ? C'est peut être à cause de ce manque de singularité, de prise de position originale, que les californiens de Lifehouse n'ont hélas pu éviter la dérive commerciale dans laquelle ils se sont égarés par la suite.
Anne Yven
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